A/RES/74/122 Suite donnée au Sommet mondial pour le développement social et à la vingt-quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation internationale du Travail concernant les socles de protection sociale ; 19. Souligne qu’il faut remédier aux difficultés que rencontrent ceux qui occupent des emplois informels et vulnérables, en investissant dans la création de davantage de possibilités de travail décent, y compris en donnant accès à des emplois décents dans le secteur structuré, conformément à la Recommandation (n o 204) de l’Organisation internationale du Travail sur la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle, en améliorant les capacités productives de la population, en renforçant les institutions du marché du travail et les politiques de l ’emploi et du travail, en tenant compte des circonstances propres à chaque pays et en favorisant un partenariat étroit avec les parties prenantes concernées ; 20. Exhorte les États Membres à renforcer, selon qu’il conviendra, l’autorité et les moyens d’action des mécanismes nationaux de promotion de l’égalité femmeshommes et de l’autonomisation des femmes et des filles, à tous les niveaux, à leur donner le statut qui leur revient dans l’administration, en leur accordant un financement adéquat, et à veiller à la prise en compte systématique des question s de genre dans toutes les institutions pertinentes, au niveau national ou local, notamment dans les organismes publics chargés des questions économiques, financières et relatives à l’emploi, afin de contribuer, dans la planification nationale, la prise de décisions, l’élaboration et l’application des politiques, la budgétisation et les structures institutionnelles à l’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution ; 21. Exhorte également les États Membres à réagir face aux taux élevés du chômage et du sous-emploi des jeunes ainsi qu’au nombre important de jeunes qui occupent des emplois précaires ou dans l’économie parallèle ou qui sont déscolarisés et sans emploi ni formation, en élaborant et en appliquant des politiques locales et nationales en faveur de l’emploi des jeunes qui soient ciblées et intégrées et qui favorisent la création d’emplois ouverts à tous, durables et innovants, l’amélioration de la capacité d’insertion, le renforcement des compétences et la formatio n professionnelle afin de faciliter le passage de l’école à la vie active et de donner aux jeunes plus de chances d’intégrer durablement le marché du travail, ainsi que la création d’entreprises, y compris le développement de réseaux de jeunes entrepreneurs aux niveaux local, national, régional et mondial qui permettent aux jeunes de s’informer de leurs droits et responsabilités dans la société, encourage les États Membres à investir dans l’éducation, à soutenir l’éducation permanente et à assurer une protection sociale à tous les jeunes, et demande aux donateurs, aux entités spécialisées des Nations Unies et au secteur privé de continuer à fournir aux États Membres l’assistance, notamment technique et financière, nécessaire ; 22. Considère que, pour promouvoir le plein emploi et un travail décent pour tous, il faut également investir dans l’éducation, la formation et le perfectionnement des femmes et des hommes, ainsi que des filles et des garçons, renforcer les systèmes de protection sociale et de santé et appliquer les normes internationales du travail, et exhorte les États et, selon qu’il convient, les entités compétentes des Nations Unies et les organisations internationales et régionales, agissant dans le cadre de leurs mandats respectifs, ainsi que la société civile, le secteur privé, les organisations patronales, les syndicats, les médias et autres parties prenantes à continuer d ’énoncer des politiques, stratégies et programmes et de les étoffer pour améliorer en particulier l’aptitude à l’emploi des femmes et des jeunes et leur permettre d’accéder au plein emploi productif et au travail décent pour tous, y compris en favorisant leur accès à l’enseignement scolaire et non scolaire, à la formation professionnelle et au perfectionnement, à la formation continue, à la reconversion et au téléenseignement, entre autres, dans les domaines de l’informatique et des communications et de la 10/18 19-22042

Select target paragraph3