A/RES/62/215
marins, notamment les monts sous-marins, les évents hydrothermaux et les coraux
d’eau froide ;
111. Réaffirme que les États doivent continuer de s’efforcer de mettre au point
et d’aider à utiliser des méthodes de travail et outils variés de conservation et de
gestion des écosystèmes marins vulnérables, notamment la création éventuelle de
zones marines protégées, conformément au droit international et sur la base des
meilleures données scientifiques disponibles, ainsi que la création de réseaux
représentatifs de ces zones d’ici à 2012 ;
112. Prend note des travaux menés par les États et les organismes et organes
intergouvernementaux compétents, y compris le secrétariat de la Convention sur la
diversité biologique, en vue d’évaluer les données scientifiques sur les zones marines
devant faire l’objet d’une protection et de compiler des critères écologiques qui
pourraient servir à identifier de telles zones, compte tenu de l’objectif du Sommet
mondial pour le développement durable qui consiste à développer et à faciliter
l’utilisation de méthodes et d’outils divers tels que l’établissement de zones marines
protégées, en conformité avec le droit international, y compris la constitution de
réseaux représentatifs d’ici à 20129 ;
113. Prend acte à cet égard du « Micronesia Challenge », du projet « Eastern
Tropical Pacific Seascape » et du « Caribbean Challenge », qui cherchent en
particulier à créer des zones marines protégées nationales et à relier ces zones afin de
faciliter la mise en œuvre d’approches écosystémiques, et réaffirme à cet égard la
nécessité de poursuivre la coopération internationale à l’appui de ces initiatives ;
114. Prend note des travaux des ateliers d’experts scientifiques sur les critères
écologiques des systèmes de classification biogéographiques des zones marines
devant être protégées, tenu aux Açores (Portugal) du 2 au 4 octobre 2007 60, sur les
systèmes de classification biogéographiques des océans et des fonds marins profonds
au-delà de la juridiction nationale, tenu à Mexico du 22 au 24 janvier 2007, et sur les
critères d’identification des zones significatives sur le plan écologique ou biologique
situées au-delà de la juridiction nationale, tenu à Ottawa du 6 au 8 décembre 2005 61 ;
115. Prend note également des rapports de synthèse concernant le Bilan du
Millénaire relatif aux écosystèmes et l’urgente nécessité de protéger la biodiversité
marine dont il est fait état dans ces rapports ;
116. Réaffirme son soutien à l’Initiative internationale pour les récifs coralliens,
prend acte de sa Réunion générale, tenue à Tokyo du 22 au 24 avril 2007, et de la
tenue prévue à Fort Lauderdale (États-Unis d’Amérique) en juillet 2008 du onzième
Colloque sur les récifs coralliens, apporte son soutien aux activités menées dans le
cadre du Mandat de Jakarta sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité
biologique côtière et marine ainsi que du programme de travail détaillé sur la diversité
biologique côtière et marine des récifs coralliens et prend note du fait que l’Initiative
internationale pour les récifs coralliens parraine l’Année internationale des récifs,
2008 ;
117. Se déclare préoccupée par la multiplication et l’aggravation des cas de
blanchiment du corail dans toutes les mers tropicales au cours des 20 dernières années
et souligne la nécessité d’exercer une meilleure surveillance afin de prévoir et de
détecter ce phénomène, de le combattre plus efficacement lorsqu’il apparaît et
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Voir UNEP/CBD/EWS.MPA/1/2.
Voir A/AC.259/16, annexe.
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