Droits des peuples autochtones
A/RES/79/159
34. Encourage les États à envisager de faire figurer dans leurs rapports relatifs
aux peuples et aux femmes autochtones des informations sur les progrès accomplis et
les difficultés rencontrées dans l’application de la résolution 49/7 de la Commission
de la condition de la femme, en date du 11 mars 2005, intitulée « Les femmes
autochtones au-delà de l’examen décennal de la Déclaration et du Programme
d’action de Beijing » 41, et de la résolution 56/4 de la Commission, en date du 9 mars
2012, intitulée « Les femmes autochtones et leur rôle clef dans l’élimination de la
pauvreté et de la faim » 42, ainsi qu’à prendre en considération la recommandation
générale n o 39 (2022) sur les droits des femmes et des filles autochtones du Comité
pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes ;
35. Invite les États Membres et toutes les organisations et organes du système
des Nations Unies et d’autres organisations internationales et régionales, le secteur
privé et le monde universitaire, ainsi que la société civile, à tenir compte de
l’importance de la recommandation générale n o 39 (2022) du Comité pour
l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, en mettant particulièrement
l’accent sur l’égalité des genres et sur l’autonomisation des femmes et des filles
autochtones ;
36. Prend note des travaux de la Commission de la condition de la femme sur
l’égalité des genres et l’autonomisation de toutes les femmes et toutes des filles,
notamment des femmes et des filles autochtones, et suggère que la Commission
examine lors d’une prochaine session la question de l’égalité des genres et de
l’autonomisation des femmes et des filles autochtones comme thème prioritaire ;
37. Rappelle qu’elle a proclamé la période 2022-2032 Décennie internationale
des langues autochtones, en vue d’appeler l’attention sur la catastrophe que représente
la disparition des langues autochtones et sur l’impérieuse nécessité de préserver, de
revitaliser et de promouvoir ces langues, et de prendre sans délai de nouvelles mesures
aux niveaux national, régional et international, et qu’elle a réitéré son appui à
l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, pour
qu’elle joue le rôle de chef de file lors de la Décennie internationale, au moyen du
Plan d’action mondial, en collaboration avec le Département des affaires
économiques et sociales du Secrétariat et d’autres organismes compétents et dans la
limite des ressources disponibles ;
38. Encourage les États Membres à adopter des plans d’action nationaux en
suivant une approche intergénérationnelle afin de préserver, de revitaliser et de
promouvoir les langues autochtones, y compris les langues des signes, et à dialoguer
avec les acteurs publics et privés afin de renforcer l’utilisation des technologies
numériques favorisant la participation et l’avancement des peuples autochtones, tout
en respectant leurs cultures, leurs traditions et leur autonomie ;
39. Constate l’importance des langues autochtones en tant que moteurs de la
réalisation des objectifs de développement durable, et demande aux États Membres
d’inscrire leur préservation, leur promotion et leur revitalisation dans le cadre plus
large des efforts menés afin d’exécuter le Programme 2030 ;
40. Sait qu’il importe de créer des initiatives internationales, régionales et
nationales visant à promouvoir l’utilisation des langues autochtones, telles que
l’Institut ibéro-américain des langues autochtones, et, à cet égard, encourage les États
Membres à étudier la création de telles initiatives ;
__________________
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2005, Supplément n o 7 et rectificatif
(E/2005/27 et E/2005/27/Corr.1), chap. I, sect. D.
42
Ibid., 2012, Supplément n o 7 et rectificatif (E/2012/27 et E/2012/27/Corr.1), chap. I, sect. D.
41
24-24152
13/17