A/RES/73/335
Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique :
progrès accomplis dans la mise en œuvre et appui international
de développement durable, conformément aux décisions des organes directeurs de
l’Union africaine ;
37. Engage les pays en développement et les pays en transition à continuer de
s’efforcer de créer, au niveau national, des conditions favorables qui facilitent
l’entrepreneuriat et la transformation du secteur informel en secteur formel en Afrique
et attirent les investissements, notamment en instaurant en matière d ’investissement,
un climat transparent, stable et prévisible, garantissant l ’exécution régulière des
obligations contractuelles et le respect des droits de propriété et s ’inscrivant dans des
politiques et des institutions macroéconomiques rationnelles ;
38. Note que l’investissement direct étranger est l’une des principales sources
de financement du développement, qu’il joue un rôle crucial en favorisant une
croissance économique et un développement durable sans exclusive, notamment en
facilitant la création d’emplois et l’élimination de la pauvreté et de la faim, et qu’il
aide les pays d’Afrique à prendre une part active à l’économie mondiale, tout en
facilitant la coopération et l’intégration économiques au niveau régional, et, à cet
égard, demande aux pays développés de continuer à élaborer, selon qu ’il conviendra,
des mesures propres à encourager et à faciliter, dans les pays d ’origine, les flux
d’investissements directs étrangers, notamment au moyen de crédits à l’exportation
et d’autres instruments de prêt, de garanties contre les risques et de services de
développement des entreprises ;
39. Invite tous les partenaires de développement de l’Afrique, en particulier
les pays développés, à soutenir les efforts que font les pays d’Afrique pour favoriser
et maintenir la stabilité macroéconomique, à aider ces pays à attirer des
investissements et à promouvoir des politiques contribuant à favoriser les
investissements intérieurs et étrangers, par exemple en encourageant les flux
financiers privés et en soutenant les petites et moyennes entreprises, notamment celles
appartenant à des femmes, à inciter leurs secteurs privés à investir en Afrique, à
faciliter et à encourager la mise au point et le transfert de technologies selon des
modalités convenues d’un commun accord, et à aider ces pays à renforcer leurs
capacités humaines et institutionnelles afin de mettre en œuvre le Nouveau Partenariat
dans le respect des priorités et objectifs qu’il établit et dans le dessein de promouvoir
le développement de l’Afrique à tous les niveaux ;
40. Prend note des progrès réalisés pour ce qui est d’assurer la libre circulation
des personnes, des biens et des services en Afrique et, à cet égard, prend note avec
satisfaction de l’entrée en vigueur, le 30 mai 2019, de l’Accord portant création de la
Zone de libre-échange continentale africaine, qui vise à multiplier par deux les
échanges commerciaux en Afrique notamment en levant les obstacles tarifaires et non
tarifaires au commerce de biens et de services, et le lancement, le 7 juillet 2019, de
sa phase opérationnelle ;
41. Réaffirme qu’il faut que tous les pays et toutes les institutions
multilatérales concernées continuent de s’efforcer de donner une plus grande
cohérence à leurs politiques commerciales à l’égard des pays d’Afrique, et constate
l’importance de l’action menée pour intégrer pleinement ces pays au système
commercial multilatéral et leur donner les moyens d ’être compétitifs grâce à des
initiatives comme Aide pour le commerce et, vu la crise économique et financière
mondiale, en les aidant à faire face aux difficultés d’ajustement liées à la libéralisation
des échanges ;
42. Réaffirme également que nous avons décidé d’avancer ensemble sur la
voie du développement durable et de nous consacrer collectivement à la recherche
d’un développement véritablement mondial et d’une coopération « gagnant-gagnant »
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