Amélioration du sort des femmes et des filles en milieu rural
A/RES/74/126
cc) Soutenir l’emploi non agricole rémunéré des femmes rurales, y compris
dans le secteur informel, pour améliorer leurs conditions de travail, faciliter leur accès
aux ressources productives, investir dans les infrastructures adaptées, les services
publics et les technologies permettant d’économiser du temps et de la main d’œuvre,
promouvoir l’emploi rémunéré des femmes rurales dans le secteur structuré de
l’économie et s’attaquer aux facteurs structurels et aux causes profondes de leurs
conditions de vie difficiles ;
dd) Adopter des mesures visant à renforcer les capacités et les compétences
des femmes rurales et celles dont disposent leurs entreprises et coopératives et à
concevoir ou élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des mesures de passation
des marchés qui permettent aux femmes rurales et à leurs entreprises et coopératives
de bénéficier du processus de passation des marchés des secteurs public et privé,
estimant que la promotion des entreprises et coopératives féminines rurales peut
contribuer à long terme à l’autonomisation économique des femmes rurales ;
ee) Lancer des programmes et des services visant à permettre aux femmes et
aux hommes vivant en milieu rural de concilier travail et responsabilités familiales et
à encourager les hommes tout au long de leur vie à assumer les tâches ménagères et
à s’occuper des enfants ou d’autres personnes à égalité avec les femmes et les filles ;
ff) Élaborer et adopter des stratégies visant à rendre les femmes et les filles
moins vulnérables aux facteurs environnementaux, y compris des stratégies
d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation de leurs effets qui tiennent
compte de la problématique femmes-hommes et qui visent à renforcer les capacités
de résilience et d’adaptation des femmes et des filles et à leur permettre de faire face
aux effets néfastes des changements climatiques, grâce entre autres à des mesures en
faveur de leur santé et de leur bien-être, à l’accès à des moyens de subsistance
durables et à l’octroi de ressources suffisantes pour garantir la pleine participation
des femmes à la prise de décisions à tous les niveaux sur les questions relatives à
l’environnement, en particulier sur les stratégies et les politiques relatives aux
conséquences des changements climatiques sur la vie des femmes et des filles rurales,
à savoir la désertification, la déforestation, les tempêtes de sable et de poussière, les
catastrophes naturelles, la sécheresse persistante, les phénomènes climatiques
extrêmes, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion du littoral, l’acidification des
océans et la diminution de la biodiversité, et veiller à ce que les besoins qui leur sont
propres soient pris en compte dans les interventions humanitaires qui font suite aux
catastrophes naturelles, dans la planification, l’adoption, l’exécution et le suivi des
politiques de réduction des risques de catastrophe, en particulier la planification des
infrastructures et de l’utilisation des sols des zones urbaines et rurales et de la
réinstallation et du transfert de personnes à la suite de catastrophe s naturelles, et dans
la gestion durable des ressources naturelles ;
gg) Accroître la résilience des femmes et des filles vivant en milieu rural, en
particulier les petites exploitantes agricoles, aux changements climatiques et à la
dégradation de l’environnement (déforestation, désertification et perte de diversité
biologique dans l’agriculture, notamment), y compris en donnant les moyens
d’exploiter à bon escient les savoirs et procédés techniques ancestraux, autochtones
ou modernes, et en améliorant l’accès aux services de vulgarisation, à l’information
et à la formation ;
hh) Envisager d’adopter, en tant que de besoin, des lois nationales tendant à
protéger les savoirs, les innovations et les pratiques des femmes des communautés
autochtones et locales en matière de médecine traditionnelle, de diversité biologique
et de techniques autochtones ;
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