A/RES/74/127
Violence à l’égard des travailleuses migrantes
formation constructifs et tenant compte des questions de genre, notamment sur les
coûts et les avantages de la migration, les droits et prestations auxquels les migrantes
peuvent prétendre dans leur pays d’origine et d’emploi, la situation générale dans le
pays où elles vont travailler et les procédures à suivre pour migrer légalement, ainsi
qu’à faire en sorte que les lois et politiques applicables aux recruteurs, aux
employeurs et aux intermédiaires encouragent le respect des droits de la personne et,
le cas échéant, des droits du travail des travailleurs migra nts, en particulier les
femmes ;
17. Engage tous les États à éliminer les obstacles qui pourraient empêcher les
migrants d’envoyer des fonds vers leur pays d’origine ou vers tout autre pays en toute
transparence et sécurité, sans restriction et sans délai, si nécessaire en réduisant les
frais de transaction et en mettant en place des systèmes de virement, d ’épargne et
d’investissement adaptés aux besoins des femmes, notamment pour les
investissements de la diaspora, dans le respect de la législation nation ale applicable,
et à envisager, s’il y a lieu, de prendre des mesures pour résoudre d ’autres problèmes
pouvant empêcher les travailleuses migrantes d’accéder à leurs ressources
économiques et de les gérer ;
18. Engage les États à envisager de concevoir et de dispenser des cours
d’initiation à la gestion d’un budget à l’intention des travailleuses migrantes et, le cas
échéant, de leur famille, et d’autres programmes pouvant aider à tirer le meilleur parti
des migrations en termes de développement ;
19. Engage les gouvernements à envisager de faciliter l’accès des travailleuses
migrantes, y compris les travailleuses domestiques, au travail et à l ’emploi, en
reconnaissant leurs aptitudes, leurs qualifications et leurs compétences, de sorte
qu’elles puissent plus facilement passer d’un emploi ou d’un employeur à un autre et,
selon les cas, intégrer le secteur formel ;
20. Demande aux États de remédier aux causes structurelles sous-jacentes de
la violence à l’égard des travailleuses migrantes, notamment par l’éducation, la
diffusion de l’information et la sensibilisation aux questions d’égalité des genres, en
favorisant leur avancement économique et leur accès à un travail décent et, le cas
échéant, en les intégrant dans le secteur structuré de l’économie, en particulier en les
associant à la prise de décisions économiques et en facilitant leur participation à la
vie publique selon que de besoin ;
21. Demande aux gouvernements de promouvoir l’accès des travailleuses
migrantes et de leurs enfants qui les accompagnent à une instruction de qualité et à
des soins de santé adéquats, de qualité et d’un coût abordable ;
22. Demande également aux gouvernements de reconnaître aux travailleuses
migrantes et à leurs enfants qui les accompagnent, quel que soit leur statut migratoire,
le droit d’accéder sans discrimination aux soins de santé d’urgence, notamment en
cas de crise humanitaire et de catastrophe naturelle ou dans d ’autres situations
d’urgence, et de veiller à cet égard à ce qu’elles ne fassent pas l’objet de
discriminations en raison de la grossesse ou de l’accouchement, et de chercher à
remédier, dans le respect de leur législation, aux facteurs de vulnérabilité au VIH
auxquels sont exposées les populations migrantes et à faciliter leur accès à la
prévention et au traitement du VIH et aux services de soins et de soutien nécessaires ;
23. Engage les gouvernements à promouvoir le recours à des tests volontaires
et confidentiels de dépistage du VIH et de grossesse afin d ’éviter que des obstacles
indus n’apparaissent avant et pendant les migrations ;
24. Engage les États à protéger les travailleuses migrantes, notamment les
travailleuses domestiques, contre la traite, en mettant en œuvre des programmes et
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