A/RES/70/235
Les océans et le droit de la mer
18. Prie en outre les États et les institutions internationales de développer et
de consolider, y compris dans le cadre de bourses, de partenariats techniques et de
programmes de coopération bilatéraux, régionaux et mondiaux, les activités de
renforcement des capacités dans les pays en développement, en particulier les moins
avancés d’entre eux et les petits États insulaires, et de leur transférer, selon des
modalités convenues et compte tenu des Critères et principes directeurs concernant
le transfert de techniques marines, des techniques respectueuses de l’environnement
permettant d’étudier et de réduire au minimum les effets de l’acidification des
océans ;
19. Souligne qu’il faut avant tout renforcer la coopération Sud-Sud, qui est
un moyen supplémentaire de développer les capacités grâce auquel les pays peuvent
définir eux-mêmes leurs priorités et leurs besoins, et prendre des mesures en faveur
de cette coopération ;
20. Prend note avec satisfaction de l’importante contribution apportée au
renforcement des capacités dans le domaine du droit de la mer par la Rhodes
Academy of Oceans Law and Policy, une entreprise conjointe du Center for Oceans
Law and Policy de la faculté de droit de l’Université de Virginie, de l’Institut de
droit de la mer et de droit maritime de la mer Égée, de l’Institut islandais de droit de
la mer, de l’Institut Max Planck de droit public comparé et de droit international, de
l’Institut néerlandais pour le droit de la mer, de l’Université d’Utrecht, et du Centre
de droit international de l’Université nationale de Singapour, qui organise chaque
été un cours intensif de trois semaines à Rhodes (Grèce), a fêté son vingtième
anniversaire en 2015 et a délivré un diplôme à plus de 700 étudiants originaires de
plus de 120 pays ;
21. Mesure l’importance du travail accompli par l’Institut de droit maritime
international de l’Organisation maritime internationale en tant que centre
d’éducation et de formation des conseillers juridiques des États, principalement des
États en développement, confirme que l’Institut concourt effectivement au
renforcement des capacités dans le domaine du droit international, et demande
instamment aux États, aux organisations intergouvernementales et aux institutions
financières de verser des contributions volontaires à son budget ;
22. Mesure également l’importance de l’Université maritime mondiale de
l’Organisation maritime internationale, centre d’excellence pour les études et la
recherche maritimes, confirme qu’elle concourt effectivement au renforcement des
capacités dans les domaines des transports, des politiques, de l’administration, de la
gestion, de la sûreté et de la sécurité maritimes et de la protection de
l’environnement, et contribue à l’échange et au transfert internationaux des
connaissances, et prie instamment les États, les organisations intergouvernementales
et les autres entités de lui verser des contributions volontaires ;
23. Se félicite que les activités de renforcement des capacités se poursuivent
en vue de répondre aux besoins des États en développement en matière de sûreté et
de sécurité maritimes et de protection du milieu marin, et encourage les États et les
institutions financières internationales à affecter davantage de ressources financières
aux programmes de renforcement des capacités, y compris aux transferts de
techniques, notamment par l’intermédiaire de l’Organisation maritime internationale
et des autres organisations internationales compétentes ;
24. Considère qu’il est plus que nécessaire que les organisations
internationales compétentes et les donateurs fournissent aux États en développement
un appui soutenu, notamment financier et technique, au renforcement de leurs
capacités pour qu’ils puissent effectivement contrer les multiples formes de
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