Les océans et le droit de la mer
A/RES/70/235
à appliquer, d’ici à 2010, une approche écosystémique, et invite les États à redoubler
d’efforts pour mettre en œuvre une telle approche ;
d)
Encourage les États à coopérer entre eux, à coordonner leurs efforts et à
adopter, individuellement ou collectivement selon le cas, toutes les mesures
nécessaires, conformément au droit international, notamment à la Convention e t aux
autres instruments applicables, pour lutter contre les atteintes aux écosystèmes
marins dans les zones relevant de leur juridiction et au-delà, en respectant l’intégrité
des écosystèmes concernés ;
210. Rappelle que, dans le document « L’avenir que nous voulons », les États
se sont engagés à protéger et à régénérer la santé, la productivité et la résilience des
océans et des écosystèmes marins, à maintenir leur biodiversité en assurant leur
conservation et leur utilisation durable pour les génération s actuelles et futures, et à
appliquer efficacement une démarche écosystémique et l’approche de précaution
dans la gestion des activités influant sur le milieu marin, dans le respect du droit
international, afin de tenir les engagements pris concernant les trois dimensions du
développement durable ;
211. Encourage les organismes et les organes compétents qui ne l’ont pas
encore fait à adopter une approche écosystémique dans le cadre de leur mandat,
selon qu’il convient, afin de lutter contre les atteintes aux écosystèmes marins ;
212. Invite les États, notamment ceux dotés de moyens technologiques et
maritimes avancés, à envisager la possibilité de coopérer plus étroitement avec les
pays en développement, particulièrement les moins avancés d’entre eux, les petits
États insulaires et les États côtiers d’Afrique, et à les aider à mieux intégrer le
développement effectif et durable du secteur marin dans leurs politiques et
programmes nationaux ;
213. Prend note des informations fournies par les États et les organisations
internationales compétentes, de même que les organismes de financement mondiaux
et régionaux, et rassemblées par le Secrétariat 94, concernant l’assistance offerte aux
pays en développement, en particulier les moins avancés d’entre eux, les petits États
insulaires et les États côtiers d’Afrique, et les mesures qu’ils peuvent prendre pour
tirer parti des avantages du développement durable et effectif des ressources
marines et des utilisations des océans, et exhorte ceux-ci à communiquer des
informations qui figureront dans le rapport annuel du Secrétaire général et seront
affichées sur le site Web de la Division ;
214. Encourage les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager de ratifier la
Convention internationale de Hong Kong de 2009 pour le recyclage sûr et
écologiquement rationnel des navires 95, ou à y adhérer afin d’accélérer son entrée en
vigueur ;
215. Engage les Parties à la Convention de Bâle sur le contrôle des
mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination 96 et
l’Organisation maritime internationale à continuer de coopérer en ce qui concerne
les règles de prévention de la pollution par les navires ;
216. Prend note du rôle que la Convention de Bâle joue dans la protection du
milieu marin contre les effets nocifs pouvant résulter de tels déchets ;
__________________
94
95
96
A/63/342.
Organisation maritime internationale, document SR/CONF/45.
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1673, no 28911.
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