Intensification de l’action mondiale visant à éliminer
les mutilations génitales féminines
A/RES/79/153
représente une grave menace pour la dignité, la santé et le bien -être des femmes et
des filles, notamment pour leur santé physique, mentale, sexuelle, procréative et
maternelle, et pour la santé des enfants, y compris les nourrissons et les adolescentes,
qu’elles n’ont pas d’effets bénéfiques avérés sur la santé, qu’elles peuvent avoir des
conséquences obstétricales, prénatales et post-partum néfastes, voire mortelles, pour
la mère et l’enfant, et qu’elles peuvent accroître la vulnérabilité face à l’hépatit e C,
au tétanos, au sepsis, à la rétention urinaire et à l’ulcération, et que l’élimination de
cette pratique néfaste ne peut résulter que d’un mouvement général associant toutes
les parties prenantes, publiques et privées, de la société, y compris les fem mes et les
hommes, les filles et les garçons, les familles, les collectivités, les chefs religieux, les
dirigeants locaux et les chefs traditionnels,
Considérant que les mutilations génitales féminines sont intrinsèquement liées
à des stéréotypes, à des normes sociales, à des représentations et à des coutumes
préjudiciables, néfastes et tenaces, de la part des femmes comme des hommes, qui
menacent l’intégrité physique et psychique des femmes et des filles, ce qui les
empêche de jouir pleinement de leurs droits humains, et consciente, à cet égard, qu’il
est essentiel de mener des activités de sensibilisation sur la question,
Considérant également que le problème des mutilations génitales féminines est
exacerbé dans les situations humanitaires en raison de plusieurs facteurs, notamment
les déplacements de population, qu’ils soient forcés ou non, et l’effondrement général
de l’ordre public et de l’autorité de l’État ou des réseaux de soutien social, caractérisé
notamment par l’absence de services spécialisés et l’absence de services de protection
et de soins de santé adéquats,
Considérant en outre que la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19) a
perturbé les programmes de prévention visant à éliminer les mutilations génitales
féminines et autres pratiques néfastes, a accru la vulnérabilité des filles et des
femmes, en particulier celles qui risquent d’être victimes de telles pratiques, et a
encore exacerbé les inégalités de genre, les disparités économiques et les risques
pesant sur la santé des femmes et des filles,
Se félicitant du renforcement de l’action aux niveaux national, régional et
international et de l’engagement politique constaté au plus haut niveau, lesquels sont
essentiels pour éliminer les mutilations génitales féminines,
S’inquiétant vivement de ce que, malgré les efforts déployés aux niveaux
national, régional et international, la pratique des mutilations génitales féminines
persiste partout dans le monde, est liée à d’autres pratiques néfastes telles que le
mariage d’enfants et le mariage précoce ou forcé et est toujours insuffisamment
signalée, en particulier à l’échelon local, et que le recours à de nouvelles méthodes,
telles que la médicalisation de la pratique et son caractère transfrontalier, est de plus
en plus fréquent,
Sachant que des décennies de lutte contre les mutilations génitales féminines
sont remises en cause par des pratiques transfrontalières et transnationales consistant
à emmener des filles ou des femmes dans des pays qui n’ont pas interdit cette pratique
néfaste ou qui n’appliquent pas les lois pénales en vigueur,
Considérant que les attitudes et les comportements négatifs discriminatoires et
stéréotypés ont une incidence directe sur la condition des femmes et des filles et la
manière dont elles sont traitées, et que ces stéréotypes négatifs empêchent la mise en
œuvre de cadres législatif et normatif qui garantissent l’égalité des genres et
interdisent la discrimination fondée sur le sexe,
Soulignant que les hommes et les garçons contribuent grandement à
l’accélération des progrès relatifs à la prévention et à l’élimination des pratiques
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