A/RES/74/235 Participation des femmes au développement encourageant les États Membres à s’attaquer à toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des filles grâce à des approches coordonnées et multisectorielles, à mettre fin à l’impunité et à adopter des mesures préventives spécifiques pour protéger les femmes, les jeunes et les enfants de toute forme de maltraitance, notamment les sévices, le harcèlement, l’exploitation, la traite et les violences sexuelles, Consciente que la crise financière et économique mondiale continue d’avoir des répercussions qui risquent de saper les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, y compris les objectifs de développement durable, et que les femmes restent particulièrement touchées par la lenteur de la reprise économique mondiale, Soulignant que le taux de croissance du produit intérieur brut mondial pourrait augmenter sensiblement si tous les pays parvenaient à l’égalité des genres et faisaient en sorte que les femmes participent pleinement à la vie active, et consciente de l’importance des pertes économiques et sociales qui résultent d ’un manque de progrès dans la réalisation de l’égalité des genres et de l’avancement des femmes et des filles, Réaffirmant les dispositions concernant l’instauration du plein emploi productif et l’accès à un travail décent et à une protection sociale pour tous, qui figurent dans le document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable 13 et invitant les États à adopter des mesures macroéconomiques qui s ’inscrivent dans une perspective d’avenir et soient de nature à promouvoir le développement durable, à mener à une croissance économique soutenue, partagée et équitable, à créer de nouvelles possibilités d’emploi productif et à favoriser le développement agricole et industriel, Considérant que les femmes et les hommes qui travaillent devraient pouvoir, dans des conditions d’égalité, avoir accès à une éducation de qualité, à l’acquisition de compétences, à des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, aux services de santé et à la sécurité sociale, jouir de leurs droits fondamentaux sur le lieu de travail et d’une protection sociale et juridique, y compris de mesures de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, et bénéficier des possibilités d’accès à un travail décent, mais aussi, entre autres, percevoir un salaire égal pour un travail égal ou de valeur égale, jouir de l’égalité d’accès aux emplois, aux postes de direction et de prise de décisions à tous les niveaux, Sachant que, de manière générale, les femmes et les filles assument une part disproportionnée des soins et travaux domestiques non rémunérés et que les femmes consacrent moins de temps au travail rétribué, et que cette répartition inégale du travail familial et domestique non rémunéré leur impose des contraintes de temps plus lourdes et limite leur participation à la vie sociale, politique et économique, et considérant qu’il est nécessaire de mettre en œuvre des mesures concrètes pour prendre en compte, réduire et redistribuer équitablement la charge disproportionnée des soins et travaux domestiques non rémunérés qu’assurent les femmes, y compris en promouvant le partage égal des tâches entre hommes et femmes et en privilégiant, notamment, les politiques de protection sociale et le développement des infrastructures, Notant avec préoccupation que les femmes et les filles sont souvent touchées de manière disproportionnée par les catastrophes naturelle s, la perte de biodiversité et la dégradation des terres sans précédent, la désertification, la déforestation , les effets néfastes des changements climatiques et d’autres problèmes environnementaux qui ont des effets différenciés sur les femmes et les fill es, en raison des inégalités de genre et du fait que nombre d’entre elles sont tributaires des ressources naturelles __________________ 13 4/19 Résolution 66/288, annexe. 19-22508

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