Participation des femmes au développement
A/RES/74/235
organisations non gouvernementales, les syndicats et les autres parties intéressées
créent, aux niveaux national et international, dans tous les domaines de la vie, un
environnement propice à la participation effective des femmes et des filles au
développement, qu’ils mènent une analyse axée sur les questions de genre des lois et
règlements, politiques et programmes ayant trait à la stabilité macroéconomique, aux
réformes structurelles, à la fiscalité, aux investissements, en p articulier
l’investissement étranger direct, et à tous les secteurs concernés de l’économie, et
qu’ils diffusent les analyses ainsi réalisées ;
8.
Demande aux États Membres, aux organismes des Nations Unies et aux
autres organisations internationales et régionales agissant dans les limites de leur
mandat respectif, ainsi qu’à tous les secteurs de la société civile, notamment les
organisations non gouvernementales, et à chaque femme et chaque homme d ’honorer
les engagements qu’ils ont pris de renforcer leurs contributions en vue d’assurer
l’application et le suivi de la Déclaration et du Programme d ’action de Beijing 4 , des
textes issus de sa vingt-troisième session extraordinaire 5 et du Programme d’action
de la Conférence internationale sur la population et le développement 6, ainsi que des
textes issus de leur examen ;
9.
Considère qu’il importe que les hommes et les garçons s’engagent sans
réserve, en tant que partenaires stratégiques, alliés, agents et bénéficiaires du
changement, dans l’action destinée à instaurer l’égalité des genres et à assurer
l’avancement de toutes les femmes et les filles, et est fermement décidée à prendre
des mesures visant à les associer pleinement aux efforts d ’application intégrale,
effective et accélérée de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, du
document final de la vingt-troisième session extraordinaire de l’Assemblée générale,
des déclarations adoptées par la Commission de la condition de la femme à l ’occasion
des dixième 1, quinzième 2 et vingtième 3 anniversaires de la quatrième Conférence
mondiale sur les femmes, et du Programme de développement durable à l ’horizon
2030 ;
10. Considère également que l’égalité des genres, l’avancement des femmes
et des filles et l’élimination de la pauvreté sont liées et complémentaires et qu’il
convient d’élaborer et d’appliquer, selon qu’il convient, en consultation avec toutes
les parties concernées, des stratégies globales et participatives d ’élimination de la
pauvreté qui tiennent compte des questions de genre et portent sur les questions
sociales, structurelles et macroéconomiques, afin d’assurer un niveau de vie approprié
aux femmes et aux filles, tout au long de leur vie, notamment en mettant en place des
dispositifs de protection sociale ;
11. Demande instamment aux États d’intensifier les efforts visant à accélérer
le passage des femmes de l’emploi informel à l’emploi formel, et notamment à
améliorer l’accès des femmes au travail décent, à une meilleure rémunération, à la
protection sociale et à des services de garde d’enfants de qualité, et d’appuyer
efficacement la reconnaissance, la réduction et la redistribution des soins et travaux
domestiques non rémunérés effectués par les femmes, notamment grâce à des
investissements soutenus dans l’économie des soins ;
12. Se dit consciente que le travail non rémunéré, y compris les soins et
travaux domestiques, joue un rôle déterminant dans l’amélioration du bien-être des
ménages et plus généralement dans le fonctionnement de l ’économie, et consciente
de la nécessité de reconnaître l’intérêt des politiques et programmes qui contribuent
à réduire la part prépondérante du fardeau que représente le travail non rémunéré,
y compris les soins non rémunérés et le travail domestique, qui pèse sur les femmes
et les filles de manière disproportionnée, d’envisager, s’il y a lieu, d’adopter de tels
politiques et programmes et d’encourager le partage des responsabilités au sein du
foyer ;
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