A/RES/60/157
développement, en considérant que, si le développement facilite l’exercice de tous
les droits de l’homme, l’absence de développement ne saurait être invoquée pour
justifier une restriction à l’exercice de droits de l’homme internationalement
reconnus ;
9.
Souligne que la responsabilité première de la promotion et de la défense
de tous les droits de l’homme incombe à l’État, et réaffirme que les États sont
responsables au premier chef de leur propre développement économique et social et
qu’on ne saurait trop insister sur le rôle des politiques et des stratégies de
développement nationales ;
10. Réaffirme la responsabilité qui incombe au premier chef aux États de
créer, aux niveaux national et international, des conditions favorables à l’exercice
du droit au développement, ainsi que l’engagement qu’il ont pris de coopérer à cet
effet ;
11. Réaffirme également la nécessité d’un environnement international qui
soit propice à l’exercice du droit au développement ;
12. Souligne qu’il importe de lutter pour une acceptation plus large, pour la
concrétisation et l’exercice du droit au développement aux niveaux international et
national, et demande aux États d’instituer les mesures requises pour la réalisation du
droit au développement en tant que droit humain fondamental ;
13. Souligne également qu’il est crucial de mettre en évidence et d’analyser
les obstacles au plein exercice du droit au développement, tant au niveau national
qu’au niveau international ;
14. Affirme que, si la mondialisation est à la fois source de possibilités et de
défis, elle laisse à désirer pour ce qui est d’atteindre les objectifs d’intégration de
tous les pays dans un monde interdépendant, et souligne la nécessité d’adopter, aux
niveaux national et mondial, des politiques et des mesures en vue de relever les
défis de la mondialisation et de saisir les possibilités qu’elle offre, afin qu’elle soit
bénéfique pour tous et équitable ;
15. Constate qu’en dépit des efforts assidus de la communauté internationale,
l’écart entre pays développés et pays en développement demeure d’une ampleur
inacceptable, qu’il reste difficile pour les pays en développement de participer à la
mondialisation et que nombre d’entre eux risquent d’être marginalisés et privés de
ses avantages ;
16. Souligne que la communauté internationale est loin d’atteindre l’objectif
énoncé dans la Déclaration du Millénaire4 tendant à réduire de moitié, d’ici à 2015,
le nombre des personnes vivant dans la pauvreté, réaffirme l’engagement pris
d’atteindre cet objectif et insiste sur le principe de la coopération internationale
entre pays développés et pays en développement, y compris sous forme de
partenariats et d’engagements, en vue de réaliser cet objectif ;
17. Prie instamment les pays développés qui n’ont pas encore affecté
0,7 p. 100 de leur produit national brut à l’aide publique au développement en
faveur des pays en développement, et de 0,15 à 0,2 p. 100 de leur produit national
brut à l’aide aux pays les moins avancés, de faire des efforts concrets en ce sens, et
encourage les pays en développement à tirer parti des progrès réalisés en veillant à
ce que l’aide publique au développement soit dûment employée au service de leurs
buts et objectifs de développement ;
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