A/RES/74/149
Le droit à l’alimentation
de quitter leur foyer ou leur terre à cause de la faim ou d ’une situation d’urgence
humanitaire compromettant l’exercice de leur droit à l’alimentation ;
26. Prend note avec satisfaction de la dynamique en faveur de l’adoption de
lois cadres, de stratégies nationales et de mesures visant à garantir la pleine réalisation
du droit à l’alimentation pour tous qui se met en place dans différentes régions du
monde ;
27. Souligne qu’il faut mobiliser, répartir et utiliser au mieux les ressources
techniques et financières de toutes origines, y compris celles provenant de
l’allégement de la dette extérieure des pays en développement, et renforcer les actions
menées au niveau national pour mettre en œuvre des politiques de sécurité alimentaire
durables ;
28. Dit souhaiter que les négociations commerciales de l’Organisation
mondiale du commerce, en particulier celles sur les questions laissées en souffrance
au Cycle de Doha, aboutissent à un accord axé sur le développement, contribuant
ainsi à créer sur le plan international des conditions qui permettent la pleine
réalisation du droit à l’alimentation ;
29. Souligne que tous les États doivent faire tout leur possible pour que leurs
choix politiques et économiques internationaux, notamment les accords commerciaux
internationaux, n’aient pas d’incidence négative sur le droit à l’alimentation dans
d’autres pays ;
30. Rappelle l’importance de la Déclaration de New York sur l’action contre
la faim et la pauvreté et recommande la poursuite des efforts engagés pour trouver
des sources de financement supplémentaires en vue de lutter contre la faim et la
pauvreté, ainsi que contre les maladies non transmissibles ;
31. Constate que l’engagement pris au Sommet mondial de l’alimentation, en
1996, de réduire de moitié le nombre des personnes sous-alimentées n’est pas en voie
d’être tenu, salue toutefois l’action que mènent les États iembres à cet égard, et
invite de nouveau toutes les institutions internationales de financement et de
développement, de même que les organismes et fonds des Nations Unies compétents,
à s’attacher en priorité à réaliser le droit à l’alimentation, tel que décrit dans la
Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale, et l’objectif 2 du
Programme de développement durable à l’horizon 2030 4 ainsi que les cibles des autres
objectifs touchant à l’alimentation et à la nutrition, et à fournir les fonds nécessaires
à cet effet ;
32. Réaffirme que le regroupement de l’aide nutritionnelle et de l’aide
alimentaire, dans le but d’assurer à tous et en tout temps l’accès à une nourriture
suffisante, saine et nutritive de manière à satisfaire les besoins nutritionnels et les
préférences alimentaires pour permettre à chacun de mener une vie saine et active,
s’inscrit dans une action globale destinée à améliorer la santé publique, laquelle
accompagne la lutte contre la propagation du VIH/sida, de la tuberculose, du
paludisme et des autres maladies transmissibles ;
33. Exhorte les États à accorder la priorité, dans leurs stratégies et leurs
budgets de développement, à la réalisation du droit à l’alimentation ;
34. Souligne la contribution importante de la coopération internationale et de
l’aide au développement à l’essor et à l’amélioration durables de l’agriculture, en
particulier à sa viabilité écologique, à la production alimentaire, aux projets de
diversification des cultures et des races animales, aux innovations institutionnelles
comme les banques communautaires de semences, les écoles pratiques d ’agriculture
et les foires aux semences, et à la fourniture d’une aide alimentaire humanitaire dans
les situations d’urgence aux fins de la réalisation du droit à l’alimentation et de
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