A/RES/74/149 Le droit à l’alimentation de la protection de l’environnement dans l’intérêt de tous, engagement qu’elle a fait sien dans sa résolution 66/288 du 27 juillet 2012, Rappelant également le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) 13 et ses principes directeurs, où il est entre autres reconnu qu’il importe de promouvoir, dans le cadre de la préparation aux catastrophes, des interventions et du relèvement après une catastrophe, l’organisation périodique d’exercices afin d’assurer la rapidité et l’efficacité des interventions en cas de catastrophe et de déplacement de populations, y compris pour ce qui est de la distribution de vivres et d’autres secours essentiels, selon les besoins locaux, ainsi que de favoriser la collaboration aux niveaux mondial et régional entre les mécanismes et institutions chargés d’appliquer les instruments et outils pertinents pour la réduction des risques de catastrophe et d’en assurer la cohérence, s’agissant entre autres de l’adaptation aux changements climatiques, de la biodiversité, du développement durable, de l’élimination de la pauvreté, de l’environnement, de l’agriculture, de la santé, de l’alimentation et de la nutrition, selon qu’il conviendra, Rappelant qu’à sa soixante-dixième session, la décennie 2016-2025 a été proclamée Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition, et soulignant que cette Décennie offre l’occasion de conjuguer les initiatives et les efforts engagés pour éliminer la faim et prévenir toutes les formes de malnutrition, Saluant les travaux menés par l’Équipe spéciale de haut niveau sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle mondiale créée par le Secrétaire gén éral, et encourageant celui-ci à poursuivre les efforts qu’il ne cesse de déployer dans ce domaine, notamment sa collaboration active avec les États iembres et le Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme sur le droit à l’alimentation, 1. Réaffirme que la faim est un scandale et une atteinte à la dignité humaine et que son élimination exige l’adoption d’urgence de mesures nationales, régionales et internationales ; 2. Réaffirme le droit qu’a chacun d’avoir accès à des aliments sains et nutritifs en quantité suffisante, eu égard au droit à une alimentation adéquate et au droit fondamental de chacun d’être à l’abri de la faim, de manière à pouvoir développer et conserver pleinement ses capacités physiques et mentales ; 3. Juge intolérable que, d’après les estimations du Fonds des Nations Unies pour l’enfance, jusqu’à 45 pour cent des enfants qui meurent chaque année avant l’âge de 5 ans succombent à la dénutrition ou à des maladies liées à la faim, qu ’au moins un enfant sur trois âgé de moins de 5 ans soit sous-alimenté ou en surpoids, qu’un enfant sur deux souffre de la faim insoupçonnée, ce qui empêche des millions d’enfants de grandir et de réaliser leur plein potentiel et que, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, plus de 820 millions de personnes souffrent encore de la faim dans le monde, ce qui montre l ’immensité de la tâche à accomplir pour que celle-ci soit totalement éliminée d’ici à 2030 ; 4. Se dit préoccupée par le fait que les effets de la crise alimentaire mondiale continuent d’avoir de lourdes conséquences, aggravées par la crise financière et économique mondiale, sur les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, en particulier dans les pays en développement, et par les effets spéci fiques de la crise sur bon nombre de pays importateurs nets de produits alimentaires, en particulier les pays les moins avancés ; 5. Constate avec une profonde préoccupation que, selon le rapport de 2019 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture intitulé L’état __________________ 13 6/13 Résolution 69/283, annexe II. 19-22253

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