Le droit à l’alimentation
A/RES/74/149
de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde – Se prémunir contre les
ralentissements et les fléchissements économiques, de plus en plus de personnes
souffrent de la faim, que la grande majorité d’entre elles vivent dans des pays en
développement et que 2 milliards de personnes dans le monde souffrent d ’insécurité
alimentaire modérée ou grave ;
6.
Constate également avec une profonde préoccupation qu’alors qu’elles
contribuent pour plus de 50 pour cent à la production alimentaire mondiale, les
femmes représentent à l’échelle mondiale 70 pour cent des personnes qui ont faim,
que les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par la faim,
l’insécurité alimentaire et la pauvreté, en partie à cause des inégalités de genre et de
la discrimination fondée sur le genre, que dans de nombreux pays les filles risquent
deux fois plus que les garçons de mourir de malnutrition et de maladies infantiles
évitables et que, d’après les estimations, la malnutrition touche près de deux fois plus
de femmes que d’hommes ;
7.
Encourage tous les États à prendre en compte les questions de genre dans
les programmes de sécurité alimentaire et à prendre des mesures pour s’attaquer de
jure et de facto aux inégalités de genre et à la discrimination à l’égard des femmes,
en particulier lorsque ces facteurs contribuent à la malnutrition des femmes et des
filles, en vue notamment d’assurer la pleine jouissance du droit à l’alimentation dans
des conditions d’égalité et de garantir aux femmes un accès égal aux ressources,
notamment aux revenus, à la terre et à l’eau, à la propriété de ces ressources et aux
moyens de production agricoles, ainsi que l’accès sans restriction et sur un pied
d’égalité avec les hommes aux soins, à l’éducation, à la science et à la technologie,
afin qu’elles puissent se nourrir et nourrir leur famille, et, à cet égard, souligne qu ’il
faut donner aux femmes les moyens d’agir et renforcer leur rôle dans la prise de
décisions ;
8.
Engage la Rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme sur le
droit à l’alimentation à continuer à prendre en compte les questions de genre dans
l’exécution de son mandat, et encourage l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture et tous les autres organes et mécanismes des Nations
Unies qui s’intéressent au droit à l’alimentation, à l’insécurité alimentaire et à la
malnutrition à continuer d’intégrer ces questions dans leurs politiques, leurs
programmes et leurs activités ;
9.
Réaffirme qu’il faut veiller à ce que les programmes de distribution
d’aliments sains et nutritifs s’adressent également aux personnes handicapées et leur
soient accessibles ;
10. Souligne qu’il incombe au premier chef aux États de promouvoir et de
protéger le droit à l’alimentation, que la communauté internationale devrait mener
une action coordonnée et coopérative, à la demande des pays, pour appuyer les
initiatives nationales et régionales en fournissant l’assistance nécessaire pour
accroître la production alimentaire et l’accès à la nourriture, notamment une aide au
développement agricole, au transfert de technologie et au relèvement de la production
vivrière et une aide alimentaire, en assurant la sécurité alimentaire, en prêtant tout
particulièrement attention aux besoins spécifiques des femmes et des filles, et en
encourageant l’innovation, l’aide au développement de technologies adaptées, la
recherche sur les services de conseil rural et l’amélioration de l’accès aux services de
financement, et qu’elle doit faciliter la mise en place de régimes fonciers sûrs ;
11. Demande à tous les États et, selon qu’il conviendra, aux organisations
internationales compétentes, de prendre des mesures et d ’appuyer des programmes
visant à combattre la dénutrition des mères, surtout durant la grossesse et
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