A/RES/74/149
Le droit à l’alimentation
l’allaitement, et des enfants, ainsi que les effets irréversibles de la dénutrition
chronique pendant la petite enfance, en particulier de la naissance à l ’âge de 2 ans ;
12. Demande également à tous les États et, s’il y a lieu, aux organisations
internationales compétentes, de mener des politiques et programmes visant à réduire
et à éliminer la mortalité et la morbidité évitables, car dues à la malnutrition, des
enfants de moins de 5 ans et, à cet égard, engage vivement les États à diffuser le guide
technique élaboré par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé 14, et à l’utiliser,
selon qu’il conviendra, pour la conception, la mise en œuvre, l’évaluation et le suivi
des lois, politiques, programmes, budgets et mécanismes de recours et de réparation,
dans le but d’éliminer la mortalité et la morbidité évitables des enfants de moins de
5 ans ;
13. Encourage tous les États à prendre des dispositions pour assurer
progressivement la pleine réalisation du droit à l’alimentation, y compris en
favorisant la création des conditions qui permettront à chacun d ’être à l’abri de la
faim et, dès que possible, de jouir pleinement de ce droit, et à éla borer et à adopter
des stratégies nationales de lutte contre la faim ;
14. Apprécie les avancées vers la pleine réalisation du droit à l’alimentation
que la coopération Sud-Sud a permis d’accomplir dans les pays et régions en
développement sur les plans de la sécurité alimentaire et du développement de la
production agricole ;
15. Souligne que, pour éliminer la faim et la pauvreté, dans les pays en
développement en particulier, il est essentiel d’améliorer l’accès aux ressources
productives et aux investissements publics responsables en faveur du développement
rural, en tenant compte des Principes pour un investissement responsable dans
l’agriculture et les systèmes alimentaires 12 , tels qu’ils ont été approuvés par le Comité
de la sécurité alimentaire mondiale, notamment en encourageant les investissements,
y compris privés, en faveur des technologies appropriées d’irrigation et de gestion de
l’eau à petite échelle en vue de rendre les pays moins vulnérables à la sécheresse et
de remédier au manque d’eau ;
16. Constate la contribution essentielle du secteur de la pêche à la réalisation
du droit à l’alimentation et à la sécurité alimentaire et celle des artisans pêcheurs à la
sécurité alimentaire locale des communautés côtières ;
17. Constate que 70 pour cent des personnes qui ont faim vivent dans des
zones rurales, où près d’un demi-milliard pratiquent l’agriculture familiale, et
qu’elles sont particulièrement exposées à l’insécurité alimentaire du fait de la hausse
du coût des intrants et de la chute des revenus agricoles, que les producteurs pauvres
ont de plus en plus difficilement accès à la terre, à l’eau, aux semences et aux autres
ressources naturelles, que l’application de politiques agricoles respectueuses de
l’environnement et tenant compte des questions de genre est importante au regard de
la promotion des réformes foncière et agraire, de l’assurance et du crédit ruraux, de
l’assistance technique et d’autres mesures apparentées de nature à assurer la sécurité
alimentaire et le développement rural, et que les aides de l’État aux petits exploitants,
aux communautés de pêcheurs et aux entreprises locales, y compris quand elles
facilitent l’accès de leurs produits aux marchés nationaux et internationaux et
l’autonomisation des petits producteurs, particulièrement des femmes, dans les
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A/HRC/27/31 ; voir également résolution 33/11 du Conseil des droits de l’homme (voir
Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante et onzième session, Supplément n o 53A
et rectificatif (A/71/53/Add.1 et A/71/53/Add.1/Corr.1), chap. II).
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