Le droit à l’alimentation
A/RES/74/149
chaînes de valorisation, constituent un élément clef de la sécurité alimentaire et de la
réalisation du droit à l’alimentation ;
18. Souligne qu’il importe de combattre la faim en milieu rural, notamment au
moyen d’actions nationales soutenues par des partenariats internationaux visant à
enrayer la désertification et la dégradation des terres, et grâce à des investissements
et des politiques publiques spécialement adaptés aux risques inhérents aux terres
arides, et demande à cet égard que soit pleinement appliquée la Convention des
Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés
par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique 15 ;
19. Exhorte les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager, à titre prioritaire,
de devenir parties à la Convention sur la diversité biologique 16 et au Traité
international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et
l’agriculture 17 ;
20. Se dit consciente du rôle important joué par les peuples autochtones et
leurs savoirs et systèmes ancestraux de distribution de semences ainsi que par les
nouvelles technologies dans la préservation de la diversité biologique, la recherche
de la sécurité alimentaire et l’amélioration de la nutrition ;
21. Rappelle la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones 18, constate qu’un grand nombre d’organisations de peuples autochtones
et de représentants des peuples autochtones ont exprimé dans diverses enceintes leur
profonde préoccupation devant les obstacles et les difficultés que ces peuples ont à
surmonter pour exercer pleinement leur droit à l’alimentation, et demande aux États
de prendre des mesures spéciales pour s’attaquer aux causes profondes de la faim et
de la malnutrition qui frappent de façon disproportionnée les peuples autochtones, et
à la discrimination qui continue de s’exercer à leur encontre ;
22. Rappelle également le document final de sa réunion plénière de haut
niveau, dite Conférence mondiale sur les peuples autochtones, tenue les 22 et
23 septembre 2014 19, et l’engagement qui y a été pris de promouvoir, en collaboration
avec les peuples autochtones concernés, et selon qu’il conviendra, des politiques, des
programmes et des ressources permettant de pourvoir aux occupations des peuples
autochtones, à leurs activités traditionnelles de subsistance, à leurs économies, à leurs
moyens d’existence, à leur sécurité alimentaire et à leur nutrition ;
23. Note qu’il faut approfondir un certain nombre de concepts, tel que celui de
« souveraineté alimentaire », ainsi que leurs rapports avec la sécurité alimentaire et
le droit à l’alimentation, tout en gardant à l’esprit la nécessité d’éviter tout effet
négatif sur l’exercice du droit à l’alimentation pour tous et en tout temps ;
24. Prie tous les États et les acteurs privés, ainsi que les organisations
internationales, dans le cadre de leur mandat, de tenir pleinement compte de la
nécessité d’œuvrer en faveur de la réalisation effective du droit à l ’alimentation pour
tous ;
25. Constate qu’il est nécessaire de renforcer l’engagement des États et, à la
demande des pays touchés et en coopération avec eux, l��aide internationale en faveur
de la réalisation et de la protection intégrales du droit à l ’alimentation, en particulier
de mettre en place des mécanismes nationaux de protection des personnes contraintes
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1954, n o 33480.
Ibid., vol. 1760, n o 30619.
Ibid., vol. 2400, n o 43345.
Résolution 61/295, annexe.
Résolution 69/2.
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