A/RES/65/1
règles dans les relations économiques internationales ont fait que la marge de
manœuvre des politiques économiques nationales, en particulier dans les domaines
du commerce, de l’investissement et du développement international, est désormais
souvent limitée par des règles et des engagements internationaux et par des
considérations ayant trait au marché mondial. Il appartient à chaque État de
concilier au mieux les avantages de l’acceptation des règles et obligations
internationales et les inconvénients d’une moindre latitude dans le choix des
politiques.
38. Nous réaffirmons dans leur totalité le Consensus de Monterrey3 et la
Déclaration de Doha sur le financement du développement5, ainsi que leur intégrité
et leur globalité, et considérons que la mobilisation de ressources financières et leur
utilisation efficace aux fins du développement sont au cœur du partenariat mondial
pour le développement, en particulier pour la réalisation des objectifs de
développement arrêtés au niveau international, dont ceux du Millénaire.
39. Nous demandons aux pays développés d’honorer sans tarder les engagements
qu’ils ont pris dans le cadre du Consensus de Monterrey3 et de la Déclaration de
Doha sur le financement du développement5. Selon ces engagements, les apports de
liquidités à court terme, les prêts de développement à long terme et les subventions
aideront les pays en développement à agir conformément à leurs priorités de
développement. Le succès de notre action commune pour la croissance,
l’élimination de la pauvreté et le développement durable implique que soit
surmontée une difficulté majeure : faire en sorte que, dans chaque pays, les
conditions soient telles qu’elles favorisent la mobilisation des ressources internes,
tant publiques que privées, le maintien à un niveau suffisant des investissements
productifs et l’accroissement du capital humain. Les flux internationaux de capitaux
privés, notamment les investissements étrangers directs, associés à la stabilité du
système financier international, apportent un complément essentiel aux efforts
nationaux et internationaux de développement.
40. Nous soulignons qu’il faut poursuivre la réforme et la modernisation des
institutions financières internationales afin qu’elles soient mieux à même de
prévenir ou de contrer les crises financières ou économiques, de promouvoir
efficacement le développement et de répondre aux besoins des États Membres. Nous
réaffirmons qu’il importe d’accroître la représentation des pays en développement et
de leur donner plus de poids à la Banque mondiale et au Fonds monétaire
international et prenons note des réformes entreprises par la Banque et des progrès
réalisés par le Fonds dans ce sens.
41. Nous demandons que l’action soit intensifiée à tous les niveaux en vue
d’accroître la cohérence des politiques dans l’intérêt du développement. Nous
affirmons que la réalisation des objectifs du Millénaire appelle l’adoption de
politiques intégrées et complémentaires couvrant une multitude de questions d’ordre
économique, social et environnemental dont dépend le développement durable.
Nous invitons tous les pays à formuler et à appliquer des politiques qui favorisent
une croissance économique soutenue, partagée et équitable, l’élimination de la
pauvreté et le développement durable.
42. Nous réaffirmons le rôle majeur que joue le commerce en tant que moteur de
la croissance et du développement et la contribution qu’il apporte à la réalisation
des objectifs du Millénaire. Nous soulignons qu’il faut résister à la tentation du
protectionnisme et rapporter les mesures qui faussent les échanges et sont contraires
aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, compte tenu du droit qu’ont
les États, en particulier les pays en développement, de se prévaloir pleinement des
9