A/RES/74/242
Développement agricole, sécurité alimentaire et nutrition
pas atteintes, et demandant que davantage d’efforts soient consentis pour appuyer les
changements en profondeur nécessaires,
Notant avec préoccupation que les causes multiples et complexes des crises
alimentaires qui sévissent dans différentes régions du monde et qui pèsent sur les pays
en développement, tout particulièrement ceux qui sont des importateurs nets de
produits alimentaires, et leurs répercussions sur la sécurité alimentaire et la nutrition
appellent une action globale et coordonnée à court, à moyen et à long termes de la
part des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et de la communauté
internationale, réaffirmant que l’insécurité alimentaire et la malnutrition ont pour
causes profondes la pauvreté, les inégalités croissantes, l’injustice, le manque d’accès
aux ressources et de possibilités d’acquérir des revenus, les effets des changements
climatiques et des catastrophes et les conflits, et constatant toujours avec
préoccupation que l’instabilité excessive des cours des denrées alimentaires peut
entraver considérablement la lutte contre la pauvreté et contre la faim ainsi que les
efforts que font les pays en développement pour assurer la sécurité alimentaire et une
meilleure nutrition et pour réaliser les objectifs de développement arrêtés au niveau
international, dont les objectifs de développement durable, en particulier ceux
concernant l’élimination de la faim et de la malnutrition,
Rappelant le plan stratégique des Nations Unies sur les forêts (2017-2030) 22,
considérant que les forêts offrent des produits et des services écosystémiques
essentiels tels que le bois, l’alimentation, le carburant, le fourrage, les produits non
ligneux et les logements, et qu’elles contribuent à assurer la conservation des sols, la
protection des eaux et la qualité de l’air, que la gestion durable des forêts et des arbres
en général est essentielle à la mise en œuvre intégrée du Programme 2030 et que les
forêts préviennent la dégradation des terres et la désertification et réduisent les risques
d’inondation, de glissement de terrain et d’avalanche, de sécheresse, de tempête de
poussière et de sable et d’autres catastrophes, et soulignant à cet égard le rôle que
tous les types de forêts, y compris les forêts boréales, tempérées et tropicales, jouent
dans la sécurité alimentaire et la nutrition,
Rappelant également les textes issus de la quarante-sixième session du Comité
de la sécurité alimentaire mondiale, tenue à Rome du 14 au 18 octobre 2019, et
rappelant en outre le processus sans exclusive en cours devant amener le Comité à
établir des directives volontaires sur les systèmes alimentaires et la nutrition, qui
seront adoptées à la quarante-septième session du Comité,
Se félicitant de l’initiative prise par le Secrétaire général, le 16 octobre 2019, de
convoquer un sommet mondial sur les systèmes alimentaires en 2021,
Accueillant avec satisfaction la résolution 7/2019 de la Conférence de
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture en date du 28
juin 2019, intitulée « Renforcement de l’intégration des approches de l’agriculture
durable, y compris l’agroécologie, dans les futures activités de planification de la
FAO » 23, et sachant que l’agroécologie est une méthode, parmi d’autres, qui permet
de nourrir durablement une population qui ne cesse de croître,
Prenant note du lancement du programme Systèmes alimentaires durables dans
le contexte du Cadre décennal de programmation concernant les modes de
consommation et de production durables 24 , initiative ouverte à tous qui vise à
accélérer le passage à des systèmes alimentaires durables,
__________________
22
23
24
4/15
Voir résolution 71/285.
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, document C 2019/REP,
appendice D.
A/CONF.216/5, annexe.
19-22517