A/HRC/46/39
sera utilisée qu’en dernier recours et pour la durée la plus brève possible, de même que
les garanties d’une procédure régulière et les normes internationales du procès
équitable. Elle demande au Conseil des droits de l’homme, aux organes conventionnels
et aux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales concernés de s’intéresser
de près aux répercussions que l’extrémisme violent a sur les enfants, notamment à la
question des enfants associés à des groupes désignés comme terroristes par l’ONU.
93. La Représentante spéciale engage le Conseil des droits de l’homme à continuer
de formuler des recommandations sur la protection des enfants touchés par des conflits
armés dans le cadre de l’examen ou de l’adoption de résolutions sur des situations
nationales ou des questions thématiques, ainsi que de l’Examen périodique universel,
en prêtant une attention particulière à la suite donnée à ces recommandations. Elle
l’engage également à continuer de traiter la question des violations des droits de l’enfant
dans ses résolutions établissant ou renouvelant les mandats au titre des procédures
spéciales concernées.
94. La Représentante spéciale se félicite de l’attention que les États continuent
d’accorder aux effets des conflits armés sur les enfants dans leurs rapports au Comité
des droits de l’enfant et au Comité des droits de l’homme. Elle prie instamment les États
Membres concernés d’inclure dans ces rapports, selon qu’il conviendra, des
informations précises sur les violations graves des droits de l’enfant, sur les lacunes de
leurs cadres juridiques et normatifs applicables, ainsi que sur les mesures prises pour
garantir l’application du principe de responsabilité. Elle engage les entités compétentes
des Nations Unies à s’appuyer sur les recommandations de ces organes dans leurs
efforts de sensibilisation auprès des États Membres concernés.
20
GE.20-17671