A/HRC/46/39
5.
La Représentante spéciale a poursuivi sa collaboration avec les titulaires de mandat
au titre des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme afin d’échanger des
informations et de recenser les sujets de préoccupation communs. En février 2020, elle a
rencontré les membres de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la
République arabe syrienne et, en juin 2020, elle s’est entretenue au téléphone avec le Chef
du Mécanisme d’enquête indépendant pour le Myanmar. En octobre 2020, elle s’est
entretenue par vidéoconférence avec la Rapporteuse spéciale sur la vente et l’exploitation
sexuelle d’enfants, y compris la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène
des enfants et autres contenus montrant des violences sexuelles sur enfant, et au téléphone
avec la Chef du Mécanisme international, impartial et indépendant chargé de faciliter les
enquêtes sur les violations les plus graves du droit international commises en République
arabe syrienne depuis mars 2011 et d’aider à juger les personnes qui en sont responsables.
6.
En outre, le Bureau de la Représentante spéciale a contribué aux rapports et aux
missions sur le terrain de plusieurs rapporteurs spéciaux et experts indépendants et a
régulièrement collaboré avec des commissions d’enquête sur des sujets d’intérêt commun. Il
a aussi collaboré avec le Groupe d’éminents experts sur le Yémen.
7.
Au sein du système des Nations Unies, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme
(HCDH) est resté un partenaire important de la Repr��sentante spéciale, notamment du fait de
sa participation, sur le terrain, au mécanisme de surveillance et de communication de
l’information sur les enfants et les conflits armés. Le Bureau de la Représentante spéciale a
aussi coopéré étroitement avec le HCDH à l’application des dispositions relatives à la
protection de l’enfance énoncées dans le cadre de conformité de la Force conjointe du Groupe
de cinq pays du Sahel. Des membres du Bureau devaient participer à une séance de formation
de la Force conjointe sur le droit international humanitaire et le droit des droits de l’homme
à San Remo (Italie), mais ils n’ont pas pu s’y rendre en raison de la pandémie de COVID-19.
Un module consacré à la protection de l’enfance a toutefois été ajouté au programme de
formation et certains de ses éléments ont été traités pendant la formation sur la protection des
civils. De surcroît, le Bureau a contribué au rapport du HCDH sur les droits de l’enfant qui
sera présenté au Forum politique de haut niveau pour le développement durable, en 2021. Il
a activement participé à la concrétisation de « La plus haute aspiration − Un appel à l’action
en faveur des droits humains », une initiative lancée par le Secrétaire général le 24 février
2020. La coopération avec les mécanismes et institutions basés à Genève a été facilitée par
le bureau de liaison de la Représentante spéciale à Bruxelles.
III.
Mesures visant à faire cesser et à prévenir les violations
graves des droits de l’enfant : difficultés rencontrées,
tendances observées et progrès accomplis
8.
Le nombre de violations graves des droits de l’enfant est resté élevé pendant la période
considérée, car la pandémie de COVID-19 a aggravé la vulnérabilité des enfants touchés par
des conflits et placé une charge supplémentaire sur les acteurs de la protection de l’enfance.
Malgré des problèmes persistants et l’apparition de nouvelles difficultés, les activités visant
à faire cesser et à prévenir les violations graves ont permis d’accomplir des progrès
considérables, notamment dans le domaine de la justice transitionnelle, dans plusieurs pays
où le sort des enfants en temps de conflit armé soulève des préoccupations.
A.
Mesures visant à faire cesser et à prévenir les violations graves
des droits de l’enfant : progrès accomplis
9.
En Afghanistan, la Représentante spéciale a pris contact avec ses homologues afin de
donner un nouveau souffle à l’exécution de la feuille de route adoptée en 2014 pour mettre
en œuvre le plan d’action de 2011 visant à faire cesser et à prévenir l’enrôlement et
l’utilisation d’enfants par les Forces nationales de défense et de sécurité afghanes et la Police
nationale afghane, y compris la police locale. Le Ministère de l’intérieur a poursuivi ses
efforts pour prévenir l’enrôlement d’enfants dans la Police nationale grâce à des unités de
protection de l’enfance présentes dans les centres de recrutement de la police dans tout le
GE.20-17671
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