A/HRC/46/39
l’ONU et la Democratic Karen Benevolent Army ont signé un plan d’action conjoint, le
premier de ce type à avoir été conclu avec un groupe armé au Myanmar en vue de faire cesser
et de prévenir l’enrôlement et l’utilisation des enfants dans les conflits armés.
13. Au Nigéria, l’ONU a continué de soutenir la mise en œuvre du plan d’action signé par
la Force civile mixte en 2017 pour mettre un terme à l’enrôlement d’enfants et à leur
utilisation dans des conflits armés. Dans le cadre d’une consultation, des commandants de la
Force civile mixte et des représentants de ministères de l’État de Borno et d’organismes des
Nations Unies ont examiné les progrès accomplis dans la mise en œuvre du plan d’action. En
outre, en 2020, à la suite d’une affaire ayant impliqué deux garçons que la Force civile mixte
avait postés à l’entrée d’un camp de personnes déplacées, l’ONU a collaboré avec les
dirigeants de la Force afin de mieux faire appliquer le principe de tolérance zéro à l’égard de
l’enrôlement et de l’utilisation d’enfants.
14. Aux Philippines, après l’adoption de la loi n o 11188 et de son règlement d’application,
le Bureau de la Représentante spéciale a soutenu, par l’intermédiaire des agents de l’ONU
sur le terrain, la mise a u point définitive, en septembre 2020, du Protocole sur la prise en
charge des enfants dans les situations de conflit armé, qui regroupe et actualise toutes les
directives et règles que les différents organismes nationaux de mise en œuvre ont adoptées
par le passé. Afin de préserver les acquis découlant de l’exécution, maintenant terminée, du
plan d’action qu’elle avait signé avec le Front islamique de libération Moro, l’ONU a
continué d’appuyer la réintégration des enfants démobilisés, y compris en leur fournissant
une aide psychosociale et en veillant à ce qu’ils acquièrent les compétences nécessaires à la
vie courante. Aucun cas de ré-enrôlement d’enfants par le Front islamique de libération Moro
n’a été recensé. Se fondant sur ses a cquis et son expérience en matière de coopération avec
les populations locales, l’ONU a entamé un dialogue avec les chefs religieux musulmans
pour qu’ils délivrent des messages sur les droits de l’enfant et la protection de l’enfance
pendant les services religieux.
15. En Soma lie, l’ONU a poursuivi sa collaboration avec le Gouvernement fédéral
somalien afin d’accélérer la mise en œuvre des deux plans d’action signés par le
Gouvernement en 2012 afin de faire cesser et de prévenir l’enrôlement, l’utilisation, le
meurtre ou l’atteinte à l’intégrité physique d’enfants, ainsi que l’application de la feuille de
route signée en octobre 2019. Des sous-groupes de travail sur les enfants et les conflits armés
ont été établis dans les États du Sud-Ouest et de Galmudug et un contrôle de l’âge des soldats
de l’Armée nationale somalienne était en cours. Le 12 février 2020, à l’occasion de la Journée
internationale contre l’utilisation d’enfants soldats, le Gouvernement fédéral a réaffirmé sa
volonté de contrôler l’âge des soldats et des nouvelles recrues de l’Armée nationale
somalienne et de démobiliser les enfants qui auront été repérés. Le 1 er mars 2020, l’équipe
spéciale de surveillance et d’information en Somalie a négocié la libération de neuf garçons
supposément associés aux Chabab et les a transférés dans un centre de réintégration. Plus
d’un millier d’enfants ont continué de bénéficier de programmes de réintégration soutenus
par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, notamment de programmes de prise en charge
provisoire, de recherche et de réunification des familles, d’éducation formelle et de formation
professionnelle.
16. Le 7 février 2020, le Soudan du Sud a fait un grand pas en avant avec la signature, en
présence de la Représentante spéciale, d’un plan d’action complet couvrant les six violations
graves des droits de l’enfant. Ce plan d’action est exhaustif puisqu’il traite de toutes les
violations graves des droits de l’enfant et oblige différentes parties au conflit à travailler dans
le même cadre. Même si sa mise en œuvre incombe en premier lieu au Gouvernement du
Soudan du Sud, le plan d’action a été approuvé par toutes les parties à l’Accord revitalisé sur
le règlement du conflit en République du Soudan du Sud. Il s’appliquera en outre à tout
groupe armé qui pourrait être intégré dans l’armée nationale à l’avenir. La signature et
l’approbation du plan d’action sont les fruits d’une collaboration soutenue avec l’équipe
spéciale de surveillance et d’information au Soudan du Sud et la Représentante spéciale, en
particulier à l’occasion des deux visites que celle-ci a entreprises dans le pays, en septembre
2018 et en février 2020. Depuis la signature du plan d’action, les organes de l’ONU ont
travaillé de concert avec les parties afin d’en assurer la mise en œuvre, notamment en
dispensant des formations sur la protection de l’enfance aux membres des forces de sécurité
GE.20-17671
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