Action préventive et lutte contre la corruption et le transfert du produit de la corruption,
facilitation du recouvrement des avoirs et restitution de ces avoirs à leurs propriétaires
légitimes, notamment aux pays d’origine, conformément à la Convention
des Nations Unies contre la corruption
A/RES/73/190
40. Invite les États Membres à tout faire pour prévenir et combattre la
corruption, et à prendre des mesures pour améliorer la transparence de
l’administration publique et promouvoir l’intégrité et la responsabilité de leurs
systèmes de justice pénale, conformément à la Convention ;
41. Souhaite que la coopération internationale soit renforcée, notamment dans
le cadre du système des Nations Unies, afin de soutenir l’action menée aux niveaux
national, sous-régional et régional pour prévenir et combattre la corruption et le
transfert et le blanchiment du produit de la corruption, conformément aux principes
énoncés dans la Convention, et engage à cet égard les organismes chargés de lutter
contre la corruption, les services de répression et les services de renseignement
financier à renforcer leur coordination, leur collaboration et la synergie de leur
action ;
42. Demande aux États parties à la Convention intéressés, aux organisations
régionales et aux organismes des Nations Unies, notamment aux institutions
financières internationales, de rechercher activement, en collaborant plus étroitement,
des pratiques louables de coordination efficace du recouvrement d’avoirs,
conformément au chapitre V de la Convention ;
43. Souligne qu’il faut renforcer encore la coopération et la coordination entre
les organisations internationales, régionales et sous-régionales et les initiatives visant
à prévenir et à combattre la corruption ;
44. Demande instamment aux États Membres de prendre les mesures
nécessaires, selon leurs moyens et conformément aux principes fondamentaux de leur
législation nationale, pour favoriser la participation active de personnes et groupes
extérieurs au secteur public, comme la société civile, les organisations non
gouvernementales, les associations locales, le secteur privé et les universités , pour
prévenir et combattre la corruption et sensibiliser le public, n otamment par des
campagnes médiatiques, à l’existence, aux causes et à la gravité de la corruption ainsi
qu’à la menace qu’elle représente ;
45. Rappelle l’alinéa c) du paragraphe 4 de l’article 63 de la Convention, qui
dispose, entre autres, que la Conférence des États parties à la Convention arrête des
activités, des procédures et des méthodes de travail en vue d ’atteindre les objectifs
énoncés au paragraphe 1 dudit article, notamment en coopérant avec les organisations
et mécanismes régionaux et internationaux et les organisations non gouvernementales
compétents, et invite à cet égard la Conférence des États parties à accorder toute
l’attention voulue à l’application de la disposition susmentionnée ;
46. Prie le Secrétaire général de continuer à doter l’Office des Nations Unies
contre la drogue et le crime des ressources nécessaires pour lui permettre d ’œuvrer
utilement à l’application de la Convention et de s’acquitter de ses fonctions de
secrétariat de la Conférence des États parties à la Convention, e t le prie également de
veiller à ce que le Mécanisme d’examen de l’application de la Convention bénéficie
d’un financement suffisant, conformément à la résolution adoptée par la Conférence
des États parties à sa sixième session 7 ;
47. Demande de nouveau au secteur privé, tant au niveau national qu’au
niveau international, y compris les petites et grandes entreprises et les sociétés
transnationales, de rester pleinement engagé dans la lutte contre la corruption, note à
ce propos le rôle que peut jouer le Pacte mondial des Nations Unies dans la lutte
contre la corruption et la promotion de la transparence, souligne qu ’il faut que toutes
les parties prenantes, notamment au sein du système des Nations Unies, le cas
échéant, continuent de promouvoir la responsabilité des entreprises et leur obligation
de rendre des comptes, et se félicite à cet égard de l’adoption le 29 novembre 2013
de la résolution 5/6 sur le secteur privé 10 et de l’adoption le 6 novembre 2015 de la
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