A/HRC/47/38
1.
Donner la priorité aux droits en matière de santé sexuelle et procréative
76.
Le Groupe de travail recommande aux États :
a)
De considérer que les droits des femmes et des filles en matière de santé
sexuelle et procréative sont essentiels et de les intégrer pleinement dans les plans de
prévention, de riposte, d’évaluation, de gestion, de relèvement, de réhabilitation et de
reconstruction liés à une crise ;
b)
De souscrire à la Liste modèle de l’Organisation mondiale de la Santé
(OMS) des médicaments essentiels, à tout le moins, et de garantir l’accès en temps voulu
à des interventions médicales et à des médicaments vitaux ;
c)
De satisfaire les besoins d’informations, de biens et de services fiables en
matière de santé sexuelle et procréative dans les situations de crise, notamment par des
mesures temporaires spéciales, et de combattre la désinformation pour permettre une
prise de décision éclairée et autonome ;
d)
De garantir la sécurité des agents de santé, notamment des sages-femmes,
dans les communautés locales, à tout moment et en particulier dans les situations de
crise, d’offrir à ces personnes des conditions de travail décentes et de promouvoir le
recours à des sages-femmes et d’autres formes de soins et de soutien au niveau
communautaire ;
e)
D’élargir la disponibilité des services de santé sexuelle et procréative,
notamment au moyen de la télémédecine et de cliniques mobiles, afin de pouvoir
toucher des groupes divers, notamment les femmes et les filles handicapées, celles qui
vivent dans les zones rurales et les adolescentes ;
f)
D’investir
dans
les
infrastructures
physiques,
notamment
l’approvisionnement en eau et l’assainissement, les transports publics et les
télécommunications, ainsi que les systèmes de santé, et d’en renforcer la résilience afin
de garantir la disponibilité en continu des services de santé sexuelle et procréative pour
toutes les femmes et les filles, en tenant compte de la question du genre ;
g)
De tirer parti des arrangements institutionnels, des réseaux et des
installations existants pour assurer la distribution des produits et des informations en
matière de santé sexuelle et procréative dans les communautés locales, notamment au
moyen des services de transport, des services postaux et des bibliothèques ;
h)
D’augmenter le financement public des organisations communautaires
qui s’attachent à défendre les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle
et procréative et à répondre à la demande accrue de services ;
i)
D’atteindre le seuil de 0,7 % du revenu national brut pour l’aide publique
au développement et la coopération, sans restrictions préjudiciables aux droits en
matière de santé sexuelle et procréative, et de faire de la fourniture de biens et services
complets en matière de santé sexuelle et procréative une composante essentielle des
programmes d’aide humanitaire.
2.
Éliminer les lois, politiques et pratiques discriminatoires
77.
Le Groupe de travail recommande aux États :
a)
De garantir l’accès des femmes et des filles à une gamme complète
d’informations et de services de contraception, y compris de contraceptifs d’urgence, et
d’en accroître la disponibilité dans les situations de crise ;
b)
De dépénaliser l’avortement, d’élargir l’accès à des services d’avortement
sécurisé, y compris à l’avortement médical et à des soins postavortement, et de
supprimer les obstacles juridiques à l’avortement dans les situations de crise ;
c)
De garantir l’accès en temps voulu à des services de santé maternelle et à
des soins obstétricaux d’urgence, y compris le traitement des morbidités liées à la
grossesse, sans obligation de surveillance et de signalement qui porte atteinte à la vie
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GE.21-05607
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