A/HRC/56/51
d)
Veiller à ce que la situation des droits humains des femmes et des filles
dans les autres pays occupe une place centrale dans leurs décisions concernant les
politiques à l’égard de ces pays et leur collaboration avec ceux-ci ;
e)
Promouvoir et poursuivre la coopération internationale en vue de
garantir les droits des femmes et des filles, notamment par le renforcement des capacités
institutionnelles.
2.
Éliminer la discrimination et s’engager en faveur de l’égalité réelle des sexes
92.
Les États devraient abroger les lois, les politiques et les pratiques
discriminatoires, notamment celles qui instaurent une discrimination à l’égard des
femmes et des filles en raison de la tradition, de la culture ou de la religion, et prendre
des mesures proactives pour parvenir à une égalité réelle des sexes, y compris en :
a)
Identifiant, avec la participation pleine et entière des femmes et des filles
concernées, les difficultés particulières auxquelles se heurtent certains groupes de
femmes et de filles qui, en raison de formes multiples et croisées de discrimination,
subissent des inégalités aggravées et en s’y attaquant ;
b)
Reconnaissant que les droits des femmes et des filles en matière de santé
sexuelle et procréative sont essentiels, en les intégrant pleinement dans les plans de
prévention des crises, d’intervention, d’évaluation, de gestion, de relèvement, de remise
en état et de reconstruction et en dispensant une éducation complète à la sexualité ;
c)
Reconnaissant, réduisant et redistribuant la charge des soins à autrui et
des travaux domestiques non rémunérés, tout en garantissant un travail décent,
la représentation, le dialogue social et la négociation collective pour les prestataires de
soins rémunérés ;
d)
Garantissant une protection sociale universelle, accessible, suffisante,
disponible et complète qui tienne compte des questions de genre ;
e)
Offrant des recours utiles, y compris dans les situations de conflit et de
crise, et veillant à ce que les auteurs de violations des droits des femmes et des filles aient
à rendre des comptes ;
f)
Mettant en place des mécanismes participatifs appropriés de suivi et
d’évaluation et en procédant à la collecte de données intersectionnelles ventilées afin de
superviser l’exécution des programmes et politiques pertinents, d’évaluer leurs effets et
d’adopter toute mesure corrective nécessaire, notamment en ce qui concerne
l’allocation de fonds suffisants et la prise en compte des questions de genre dans le
processus budgétaire ;
g)
Entreprenant un examen féministe, fondé sur les droits humains, des
politiques et stratégies socioéconomiques en vue de concevoir et d’appliquer les
réformes nécessaires à la réalisation de l’égalité réelle ;
h)
Réglementant les prestataires de services privés, notamment dans les
domaines de l’éducation et de la santé, pour garantir que les services qu’ils fournissent
sont accessibles à tous, adéquats et régulièrement évalués afin de répondre aux besoins
des femmes et des filles ;
i)
Instaurant la parité, y compris par des mesures temporaires spéciales, afin
d’assurer une représentation égale des femmes dans l’administration publique et aux
postes de prise de décisions politiques et économiques et de direction, et en adoptant les
mesures de soutien nécessaires pour permettre la participation effective des femmes ;
j)
Luttant contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles dans le
monde numérique et veillant à ce que la technologie réponde aux besoins des femmes et
des filles, notamment en protégeant leurs droits à l’expression, à la participation et au
respect de la vie privée ;
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GE.24-07559