A/RES/60/177 26. Nous sommes conscients de l’énorme difficulté des enquêtes et des poursuites dans les affaires complexes de délinquance économique et financière, et notamment de blanchiment d’argent. Nous demandons aux États Membres de renforcer les politiques, mesures et dispositifs d’action nationale et de coopération internationale pour prévenir les délits économiques et financiers, notamment le blanchiment d’argent et les infractions commises ou facilitées par le recours aux technologies de l’information, et pour mener des enquêtes et des poursuites dans ces affaires, en particulier lorsqu’elles sont liées au financement du terrorisme et au trafic de drogues illicites. 27. Nous sommes conscients qu’il importe au plus haut point de s’attaquer à la fraude documentaire et à l’usurpation d’identité en vue de juguler la criminalité organisée et le terrorisme. Nous nous employons à améliorer la coopération internationale, notamment par l’assistance technique, pour lutter contre l’emploi de documents frauduleux et l’usurpation d’identité, en particulier l’utilisation frauduleuse de documents de voyage, en renforçant les mesures de sécurité, et nous encourageons l’adoption de législations nationales à cet effet. 28. Nous recommandons que des contributions volontaires et une assistance technique appropriée soient mises à la disposition des pays en développement pour renforcer leurs capacités et les aider à intervenir efficacement contre la délinquance économique et financière. 29. Nous tâchons, comme il se doit, d’utiliser et d’appliquer les règles et normes des Nations Unies dans nos programmes nationaux de prévention de la criminalité et de réforme de la justice pénale et de faire le nécessaire pour leur assurer une plus large diffusion. Nous nous efforçons de faciliter, à l’intention de tous les membres de l’appareil répressif, agents de l’administration pénitentiaire et de répression, notamment aux agents de l’administration pénitentiaire, magistrats du parquet et du siège et autres catégories de professionnels intéressés, l’organisation d’une formation appropriée qui tienne compte de ces normes et règles et des meilleures pratiques au niveau international. 30. Nous recommandons que la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale envisage d’examiner si les règles et normes relatives à la gestion des prisons et au traitement des détenus sont adéquates. 31. Nous sommes inquiets de constater que les conditions matérielles et sociales associées à la détention peuvent faciliter la propagation du VIH/sida dans les maisons d’arrêt et les établissements pénitentiaires, et partant dans la société, posant ainsi un problème critique de gestion des prisons ; nous appelons les États à élaborer et adopter des mesures et des directives, s’il y a lieu et conformément au droit interne, pour veiller à ce que les problèmes particuliers que pose le VIH/sida soient traités comme il convient dans ces établissements. 32. Pour défendre les intérêts des victimes et favoriser la réinsertion des délinquants, nous considérons qu’il importe d’affiner encore les politiques, procédures et programmes de justice réparatrice, par des solutions de rechange aux poursuites, pour éviter les effets néfastes que peut avoir l’incarcération, réduire le volume de travail des juridictions pénales et encourager l’introduction des méthodes de la justice réparatrice dans la pratique pénale, selon qu’il conviendra. 33. Nous nous affirmons résolus à accorder une attention particulière à la justice pour mineurs. Nous étudierons les moyens de faire en sorte que des services soient fournis aux enfants victimes de la criminalité et à ceux qui sont en conflit avec la loi, surtout s’ils sont privés de liberté, et que ces services tiennent compte de 8

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