A/RES/64/299
essentielle pour atteindre l’objectif 6 et favoriser la réalisation des autres objectifs
du Millénaire pour le développement ;
b) Intensifier notablement la prévention et élargir l’accès au traitement en
recourant davantage aux programmes alignés stratégiquement qui, pour réduire la
vulnérabilité des personnes les plus exposées au risque d’infection par le VIH,
associent les interventions biomédicales, comportementales, sociales et
structurelles, ainsi qu’en autonomisant les femmes et les adolescentes afin qu’elles
soient mieux à même de se protéger contre l’infection par le VIH et en défendant
tous les droits humains. Les programmes de prévention devraient prendre en compte
les conditions, les valeurs morales et les valeurs culturelles locales, y compris
l’utilité de prévoir des activités d’information, d’éducation et de communication
dans les langues les mieux comprises localement, et devraient, dans le respect des
sensibilités culturelles, avoir pour but de décourager les comportements dangereux
et d’encourager les comportements sexuels responsables, y compris l’abstinence et
la fidélité, d’élargir l’accès aux articles essentiels, y compris les préservatifs pour
les deux sexes et le matériel d’injection stérile, de décourager les pratiques
dangereuses liées à l’usage des drogues et d’élargir l’accès aux conseils et aux tests
volontaires et confidentiels, à des réserves de sang sain et au traitement précoce et
efficace des infections sexuellement transmises ; ils devraient en outre promouvoir
des politiques propres à assurer une prévention efficace et à stimuler les travaux de
recherche-développement pour la mise au point de nouveaux moyens de prévention,
dont les microbicides et les vaccins ;
c)
S’attaquer au VIH/sida sous l’angle du développement, ce qui exige que
chaque pays soit doté d’un appareil institutionnel solide et en état de fonctionner et
applique une stratégie multisectorielle de prévention, de traitement, de soins et de
soutien tendant à contrer l’opprobre et la discrimination qui frappent les personnes
vivant avec le VIH et à favoriser leur intégration sociale, leur réadaptation et leur
plus grande participation à la lutte contre le VIH ; et renforcer l’action entreprise au
niveau des pays en matière de prévention et de traitement du VIH/sida, de soins et
de soutien, ainsi que les mesures qui visent à éliminer la transmission du virus de
mère à enfant ;
d) Nouer de nouveaux partenariats stratégiques pour renforcer les liens et
exploiter les synergies entre la lutte contre le VIH et d’autres initiatives de santé et
de développement, afin d’accroître au maximum, en tirant parti de la coopération et
des partenariats internationaux, les moyens dont disposent les pays pour se doter de
programmes complets de lutte contre le VIH/sida et développer des traitements
antirétroviraux nouveaux et plus efficaces, le but étant de renforcer les systèmes
nationaux de santé et de protection sociale et de faire de la lutte contre le VIH le
point de départ de l’expansion des services de santé en général. À cet égard, il
importe d’accélérer l’intégration de l’information concernant le VIH et des services
visant le VIH dans les programmes de soins de santé primaires et de santé sexuelle
et procréative, dont la planification familiale volontaire et la santé de la mère et de
l’enfant, dans les programmes de traitement de la tuberculose, de l’hépatite C et des
infections sexuellement transmises, dans les programmes de protection des enfants
touchés, devenus orphelins ou vulnérabilisés par le VIH/sida, ainsi que dans les
programmes de nutrition et d’éducation formelle ou informelle ;
e)
Adopter une perspective de planification à long terme, en prévoyant
notamment l’accroissement de la demande de thérapeutiques de deuxième et de
troisième ligne pour traiter le VIH, le paludisme et la tuberculose ;
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