A/RES/72/154
Les filles
32. Affirme de nouveau que tout individu a droit à une nationalité, comme
énoncé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme 26, et demande, à cet
égard, aux États qui ne l’ont pas encore fait d’envisager d’adopter et d’appliquer une
législation nationale conforme aux obligations que leur impose le droit international
et de faciliter l’acquisition de la nationalité pour les enfants nés sur leur territoire ou
pour leurs nationaux à l’étranger qui sinon seraient apatrides, et de leur garantir la
gratuité ou le bas coût de l’enregistrement des naissances ;
33. Demande aux gouvernements, à la société civile, y compris les médias, et
aux organisations non gouvernementales de promouvoir l’éducation aux droits de
l’homme ainsi que le plein respect et la pleine jouissance des droits fondamentaux
des filles, notamment en faisant produire, traduire et diffuser auprès d e tous les
secteurs de la société, en particulier les enfants, des supports d ’information adaptés à
l’âge et au sexe des destinataires ;
34. Prie le Secrétaire général, en sa qualité de Président du Conseil des chefs
de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination, de veiller à ce
que tous les organes et organismes des Nations Unies, individuellement et
collectivement, en particulier le Fonds des Nations Unies pour l ’enfance,
l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, le
Programme alimentaire mondial, le Fonds des Nations Unies pour la population,
l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
(ONU-Femmes), l’Organisation mondiale de la Santé, le Programme commun des
Nations Unies sur le VIH/sida, le Programme des Nations Unies pour le
développement, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et
l’Organisation internationale du Travail, tiennent compte des droits et des besoins
particuliers des filles dans les programmes de coopération avec les pays, selon les
priorités nationales, notamment au titre du plan-cadre des Nations Unies pour l’aide
au développement ;
35. Prie tous les organes conventionnels des droits de l’homme et les
mécanismes du Conseil des droits de l’homme, y compris les titulaires de mandat
relevant des procédures spéciales, de prendre en compte régulièrement et
systématiquement la problématique femmes-hommes dans l’exercice de leur mandat
et d’inclure dans leurs rapports des informations sur l’analyse qualitative des
violations des droits fondamentaux des femmes et des filles, et encourage le
renforcement de la coopération et de la coordination à cet égard ;
36. Prie les États de veiller à ce que, dans tous les programmes et politiques
destinés à assurer la prévention générale du VIH et du sida et à prendre en charge, à
soigner et à aider les malades, une attention et un soutien particuliers soient accordés
aux filles vulnérables, vivant avec le VIH ou touchées par le virus, notamment le s
filles enceintes, les mères jeunes ou adolescentes, les filles handicapées et celles qui
sont chefs de famille, en vue d’atteindre l’objectif de développement durable n o 3, en
particulier de mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 ;
37. Invite les États à encourager les initiatives visant à réduire le prix des
médicaments antirétroviraux, surtout ceux de deuxième intention, auxquels ont accès
les filles, notamment les initiatives bilatérales, celles du secteur privé et celles
engagées à titre volontaire par des groupes d’États, dont les initiatives qui reposent
sur des mécanismes novateurs de financement contribuant à la mobilisation de
ressources aux fins du développement social, y compris celles qui visent à rendre plus
facile, durable et prévisible l’accès des pays en développement aux médicaments à un
__________________
26
12/13
Résolution 217 A (III).
17-22960