Les filles
A/RES/72/154
recherchées sur le marché de l’emploi, et compromettront vraisemblablement à long
terme leur santé et leur bien-être sur le plan physique et mental, leurs chances d’avoir
un emploi et leur qualité de vie ainsi que celle de leurs enfants, autant d’éléments qui
violent les droits fondamentaux des filles ou les empêchent d ’en jouir pleinement,
Vivement préoccupée par le fait que les jeunes femmes et les filles sont
particulièrement touchées par la pénurie d’eau ou l’insalubrité de celle-ci, le manque
d’assainissement et les problèmes d’hygiène, et préoccupée en outre par le fait que
les filles, en particulier en milieu rural, ne sont pas en mesure de fréquenter l ’école
avec toute l’assiduité voulue en raison de la collecte d’eau dont elles sont chargées
dans leur famille, ainsi que du manque d’installations sanitaires et de dispositifs
d’approvisionnement en eau dans les écoles et faute d’un accès suffisant à des articles
d’hygiène féminine adéquats,
Soulignant qu’un accès plus large et équitable des jeunes, en particulier des
adolescentes, à une éducation de qualité, notamment en matière de santé sexuelle et
procréative, ainsi qu’aux soins de santé et aux services d’hygiène et d’assainissement,
les rend considérablement moins vulnérables aux maladies et aux infections évitables,
à commencer par l’infection à VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles,
Constatant que, malgré les progrès accomplis en matière d’accès à l’éducation,
les filles demeurent généralement plus nombreuses que les garçons à être tenues à
l’écart du système éducatif, et que parmi les obstacles qui les empêchent , du fait de
leur sexe, d’exercer dans des conditions d’égalité leur droit à l’éducation figurent
notamment le mariage d’enfants, les grossesses précoces, la violence sexiste, la part
disproportionnée des soins et du travail domestique non rémunérés qu’elles assument,
les stéréotypes sexistes et les normes sociales défavorables qui conduisent les familles
et les collectivités à accorder moins d’importance à l’éducation des filles qu’à celle
des garçons,
Vivement préoccupée par le fait que la violence à l’égard des filles en milieu
scolaire, notamment la violence et le harcèlement sexuels sur le chemin de l ’école et
dans les établissements scolaires, y compris la violence perpétrée par des enseignants,
continue d’empêcher des filles de poursuivre leur scolarité et, dans de nombreux cas,
d’entamer et d’achever des études secondaires, et que ces risques peuvent influer sur
la décision des parents de permettre à leurs filles d’aller à l’école,
Notant que les repas scolaires et les rations à emporter incitent les enfants à aller
à l’école et à poursuivre leur scolarité, et constatant que l’alimentation scolaire est un
moyen d’encourager la scolarisation et de réduire l’absentéisme, en particulier chez
les filles,
Soulignant qu’il est nécessaire que la communauté internationale, les entités
compétentes des Nations Unies, les institutions spécialisées, la société civile et les
institutions financières internationales continuent d’appuyer activement, grâce à des
ressources financières et à une assistance technique accrues, des programmes
complets axés sur les besoins et priorités des filles,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 18 ;
2.
Souligne qu’il est urgent que soient pleinement réalisés les droits de
l’enfant, notamment des filles, tels qu’ils sont inscrits dans les instruments
internationaux relatifs aux droits de l’homme, et exhorte les États à envisager, à titre
prioritaire, de signer et de ratifier la Convention relative aux droits de l’enfant 1, la
Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des
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