Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
A/RES/67/231
facilitation et à la réglementation nationales des opérations internationales de
secours et d’assistance au relèvement initial en cas de catastrophe, et encourage les
États Membres et, le cas échéant, les organisations régionales à prendre d’autres
mesures pour évaluer et renforcer les cadres opérationnels et juridiques applicables
aux secours internationaux en cas de catastrophe, compte tenu, selon les
circonstances, des Lignes directrices, et se félicite des travaux entrepris récemment
par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du CroissantRouge, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires du Secrétariat et
l’Union interparlementaire en vue d’élaborer une loi-type à ce sujet ;
8.
Se réjouit que les États sinistrés, les organismes compétents des Nations
Unies, les pays donateurs, les institutions financières régionales et internationales,
et les autres organisations intéressées comme le Mouvement international de la
Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et la société civile, coopèrent efficacement
pour coordonner et assurer les secours d’urgence et souligne qu’il est nécessaire
qu’ils continuent à ce faire tout au long des opérations de secours et des activités de
relèvement et de reconstruction à moyen et à long termes, de façon à réduire la
vulnérabilité aux risques naturels ;
9.
Réitère sa volonté d’aider en priorité les pays, notamment en
développement, à renforcer leurs capacités, à tous les niveaux, afin de réduire les
risques encourus, de se préparer aux catastrophes naturelles, d’y faire rapidement
face et d’en atténuer les conséquences ;
10. Prie instamment les États Membres d’adopter les systèmes d’alerte
rapide et les mesures de préparation aux catastrophes et de réduction des risques à
tous les niveaux que prévoit le Cadre d’action de Hyogo ou de mettre à jour ou
renforcer ceux qui sont en place, en tenant compte de leurs situations et capacités
propres et en coordination, le cas échéant, avec les intervenants concernés, et
encourage la communauté internationale et les organismes compétents des Nations
Unies à continuer de soutenir les efforts que font les pays dans ce sens ;
11. Exhorte les États Membres à améliorer leur capacité d’intervention sur la
base des informations provenant des systèmes d’alerte avancée, de façon à pouvoir
réagir dès que l’alerte est donnée, et engage toutes les parties prenantes à appuyer
les initiatives des États Membres en la matière ;
12. Encourage les États Membres à envisager d’élaborer des programmes
nationaux de réduction des effets des catastrophes et de les présenter au secrétariat
de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes, conformément au
Cadre d’action de Hyogo, et les encourage également à coopérer entre eux pour
atteindre cet objectif ;
13. Estime qu’il importe d’adopter une démarche multirisque pour se
préparer aux catastrophes et encourage les États Membres, compte tenu de leur
situation particulière, et les organismes des Nations Unies à continuer d’appliquer
cette démarche à leurs activités de préparation aux catastrophes, y compris en tenant
dûment compte, entre autres facteurs, des risques environnementaux secondaires
pouvant résulter d’accidents industriels et technologiques ;
14. Souligne que, pour accroître encore l’efficacité de l’aide humanitaire, un
effort particulier doit être fait, dans le cadre de la coopération internationale, pour
renforcer et élargir encore l’utilisation des capacités nationales et locales, ainsi que, le
cas échéant, des capacités régionales et sous-régionales de préparation en prévision
des catastrophes et d’intervention en cas de catastrophe auxquelles, en raison de leur
proximité, il peut être plus facile, efficace et économique de faire appel ;
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