A/RES/70/137 Droits de l’enfant compétents ainsi que les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales concernés, en particulier le Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme sur le droit à l’éducation et les organes conventionnels des droits de l’homme prêtent au droit des enfants à l’éducation, et de la place qui leur est faite dans les activités opérationnelles menées dans ce domaine par les organismes des Nations Unies ; 40. Insiste sur le fait que l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et la promotion de l’apprentissage tout au long de la vie et à tous les niveaux sont une condition préalable au développement durable et à la pleine concrétisation du droit à l’éducation ; 41. Se dit consternée par l’aggravation des attaques qui visent les établissements d’enseignement en tant que tels, leurs élèves et leurs enseigna nts, en violation du droit international humanitaire, a conscience des conséquences graves que ces actes ont sur la pleine réalisation du droit à l’éducation, en particulier des femmes et des filles, et les condamne à nouveau dans les termes les plus ferme s ; 42. Se déclare vivement préoccupée par la persistance d’un fossé entre les sexes dans le domaine de l’éducation, attestée par le fait que, d’après les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, près des deux tiers des adultes analphabètes de par le monde sont des femmes ; 43. Constate avec préoccupation que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés touchent tout particulièrement les filles dont la fréquentation scolaire a été limitée ou non existante, et que ces pratiques constituent en elles-mêmes un obstacle de taille aux possibilités d’éducation des filles et des jeunes femmes, en particulier pour celles qui sont contraintes de quitter l’école en raison de leur mariage ou de la naissance d’un enfant, et sachant que les possibilités d’éducation ont une incidence directe sur l’autonomisation et l’emploi des femmes et des filles et les débouchés économiques qui leur sont offerts, ainsi que sur leur participation active au développement économique, social et culturel, à la gouvernance et à la prise de décisions, 44. Note qu’il est prouvé que les États qui investissent le plus dans l’éducation sont aussi ceux qui obtiennent les avancées les plus importantes en termes de revenu national, de croissance économique et de réduction de la pauvreté, ainsi que pour ce qui est des résultats de développement humains ; 45. Note également que par la déclaration adoptée le 7 juillet 2015 au Sommet d’Oslo sur l’éducation pour le développement, il a été décidé de créer la Commission internationale pour le financement de possibilités d’éducation dans le monde, dont la présidence serait confiée à l’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, et que la Commission présenterait son r apport au Secrétaire général en septembre 2016, 46. Est consciente que la violence physique, psychologique et sexuelle, ainsi que les brimades, exercées tant à l’école que sur le chemin de l’école, mais aussi en ligne, peuvent gravement entraver l’exercice du droit de l’enfant à l’éducation, et que de tels actes compromettent les acquis scolaires et peuvent pousser à l’abandon ; 47. Est consciente également qu’une grande partie des enfants non scolarisés dans le monde vivent dans des zones touchées par des conflits ou des épidémies de maladies transmissibles comme Ebola et des régions frappées par des catastrophes naturelles, ce qui constitue un obstacle important à l’exercice de tous les droits de l’enfant ainsi qu’à la réalisation des objectifs convenu s en matière d’éducation au niveau international, réaffirme l’obligation qui incombe aux États de veiller à ce que les enfants continuent de jouir pleinement de leur droits de l’homme, y compris le 12/17

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