CEDAW/C/GC/40
l’expertise de toutes les autres organisations de la société civile en matière de
droits des femmes ;
d) Veillent de manière proactive à ce que les organisations de la société
civile féminines et les défenseuses des droits humains représentant les femmes et
les filles victimes de discrimination intersectionnelle puissent participer à ces
espaces sur un pied d’égalité et veillent à ce que les points de vue de celles-ci
soient pris en compte de manière égale.
B.
Obligations spécifiques pour parvenir à une représentation égale
et inclusive des femmes dans les systèmes de décision
1.
Parité dans la prise de décisions politiques et publiques
a)
Droit de vote
42. En vertu de l’article 7 a), les femmes ont le droit de voter à toutes les élections
et dans tous les référendums publics. Cependant, malgré les réformes juridiques, les
femmes se heurtent encore à des obstacles pour exercer pleinement ce droit. Dans sa
recommandation générale no 21 (1994) sur l’égalité dans le mariage et les rapports
familiaux, le Comité note que les lois sur la nationalité peuvent priver les femmes de
leur droit de vote sur la base de leur situation de famille ou de leur statut matrimonial
et, dans sa recommandation générale no 23 (1997), il souligne les obstacles,
notamment l’accès limité des femmes aux informations concernant les personnes
candidates, les difficultés qu’elles rencontrent pour s’inscrire sur les listes électorales
en raison des soins qu’elles dispensent à d’autres personnes, et les contraintes
financières qui font qu’elles n’ont pas toujours le temps de suivre les campagnes ni
d’aller voter, ainsi que les stéréotypes qui dissuadent les femmes de voter ou qui
conduisent les hommes à tenter d’influencer ou de contrôler le vote des femmes. Les
femmes peuvent également être confrontées à des obstacles supplémentaires qui les
empêchent de voter, par exemple lorsqu’elles n’ont pas les pièces d’identité requises
ou qu’elles ne sont pas sous leur contrôle.
43.
Le Comité recommande que les États parties :
a) Abrogent les lois discriminatoires sur le vote et la nationalité et
veillent à ce que les femmes puissent exercer leur droit de vote dans les mêmes
conditions que les hommes ;
b) Mettent en œuvre des campagnes d’éducation civique, ciblant
notamment les jeunes, afin de promouvoir l’inscription sur les listes électorales,
la connaissance des élections, la participation aux élections et la lutte contre les
stéréotypes sur le rôle des femmes dans la vie publique ;
c)
Collectent et publient des données ventilées sur la participation
électorale des femmes en situation de marginalisation pour que puissent être
élaborées des mesures efficaces afin de renforcer leur participation ;
d) Facilitent l’inscription des femmes sur les listes électorales et leur
participation en les aidant à obtenir une pièce d’identité et veillent à
l’enregistrement systématique des naissances des filles ;
e)
Identifient et éliminent les autres obstacles empêchant l’inscription
des femmes sur les listes électorales et leur participation aux élections,
notamment en prolongeant les heures de vote, en prévoyant des périodes de vote
anticipé, en installant des bureaux de vote à proximité de chez elles, en
organisant des transports publics gratuits et accessibles, et en proposant des
possibilités de vote par correspondance ou de vote en distanciel, le cas échéant ;
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