CEDAW/C/GC/40
b) Assurent la sécurité personnelle des représentantes des organisations
de la société civile et des défenseuses des droits humains, leur fournissent des
garanties et une protection juridique pour qu’elles puissent mener leurs activités
sans être exposées à des violences de genre, des tentatives d’intimidation et des
représailles, et garantissent leur accès à la justice ;
c)
Encouragent l’adoption de règles de parité pour les organisations non
gouvernementales et les organisations publiques et politiques, y compris les
groupes de pression et les groupes de réflexion ;
d) Rendent obligatoire et fassent respecter la parité dans les organes de
décision des partis politiques et des syndicats, en prévoyant des sanctions en cas
de non-respect et des mesures incitatives ;
e)
Soutiennent la création et le renforcement de sections féminines dans
les partis politiques et les syndicats, y compris par le biais de fonds réservés ;
f)
Créent des espaces participatifs pour permettre aux jeunes femmes
d’exprimer leur point de vue, en mettant particulièrement l’accent sur les
groupes marginalisés.
2.
Parité dans la prise de décisions à l’échelle internationale
52. Le Comité souligne que, dans la mesure où les décisions critiques sont de plus
en plus prises au niveau mondial, la prise de décisions à l’échelle internationale est
un domaine dans lequel la parité doit être encouragée et établie.
a)
Droit de représenter les gouvernements au niveau international
53. En vertu de l’article 8, les États parties sont tenus de veiller à ce que les femmes
aient la possibilité, dans des conditions d’égalité avec les hommes, de représenter leur
gouvernement à l’échelon international. Les femmes représentaient 20,54 % des
ambassadeurs en 2023 48 ; à l’ONU, 39 % des chefs de mission et des chefs de mission
adjoints étaient des femmes en 2023 49 ; les femmes restent sous-représentées dans les
services diplomatiques et étrangers de la plupart des États parties, en particulier aux
échelons les plus élevés, et ont tendance à être nommées ambassadrices dans des
ambassades considérées comme moins importantes pour les relations extérieures de
leur pays.
54. Le Comité note avec satisfaction que certains États parties ont adopté une
politique étrangère féministe, qui vise à promouvoir l’égalité des genres et les droits
des femmes par le biais de la politique étrangère et de l’engagement multilatéral.
55.
Le Comité recommande que les États parties :
a) Atteignent et maintiennent la parité dans les nominations
diplomatiques, ambassadoriales et consulaires, ainsi que dans la composition de
toutes les délégations internationales ;
b) Incluent la capacité d’éliminer les biais et stéréotypes de genre et de
procéder à l’analyse et à l’intégration des questions de genre dans la formation et
les examens organisés pour les nominations diplomatiques et ambassadoriales ;
c)
Offrent des prestations familiales et conjugales égales, y compris le
congé parental, aux femmes et aux hommes dans le service diplomatique ;
__________________
48
49
24-20036
Anwar Gargash Diplomatic Academy, Women in Diplomacy Dashboard, consultable à l’adresse
https://womenindiplomacy.ae.
ONU-Femmes, « Facts and figures: women, peace, and security ».
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