CEDAW/C/GC/40
d) Mettent en œuvre une politique étrangère féministe, en faisant de
l’égalité des genres et de l’avancement des femmes et des filles un axe central de
la politique gouvernementale à l’étranger, notamment en œuvrant pour la parité
dans la prévention des conflits et de l’extrémisme violent, en garantissant
l’égalité des droits économiques et l’avancement des femmes, en protégeant les
services de santé et de droits sexuels et procréatifs et en établissant de nouveaux
partenariats nationaux et internationaux sur la parité, notamment en ce qui
concerne les politiques de développement, l’endettement et les sanctions
économiques.
b)
Parité dans les organisations et les négociations internationales
56. En vertu de l’article 8, les femmes doivent avoir la possibilité de participer dans
des conditions d’égalité avec les hommes aux travaux des organisations
internationales, qui incluent également les organisations universelles et régionales.
Dans sa recommandation générale no 23 (1997), le Comité explique la sousreprésentation des femmes par l’absence de critères et de processus objectifs pour la
nomination et la promotion aux postes pertinents. À l’heure actuelle, il n’existe pas
de mécanismes concrets permettant d’atteindre la parité sur la scène internationale.
57.
Le Comité recommande que les États parties :
a) Institutionnalisent des lois sur la parité et des procédures
transparentes au niveau national pour la nomination et la sélection à des postes
dans les organisations internationales, à l’intérieur et à l’extérieur du système
des Nations Unies, y compris dans les organisations régionales, lors des sessions
de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques, dans les mécanismes internationaux et régionaux,
dans les institutions financières et d’arbitrage internationales, y compris les
banques multilatérales de développement, les tribunaux, les organes quasi
judiciaires, et dans toutes les délégations participant à des réunions
multilatérales, y compris la diffusion en temps utile d’informations sur les postes
vacants, des descriptions de poste complètes, l’inclusion de la parité femmeshommes comme critère et des procédures de sélection méritocratiques ;
b) Collectent, suivent et publient des données ventilées sur la
représentation des femmes et leur niveau d’ancienneté dans les organisations
internationales.
3.
La parité dans la prise de décisions concernant la paix et la sécurité
58. Il est affirmé dans le préambule que la cause de la paix demande la participation
maximale des femmes, à égalité avec les hommes, dans tous les domaines. Dans le
droit fil de la Convention, de sa recommandation générale no 30 (2013) et de la
résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité et de ses résolutions ultérieures, le
Comité souligne le caractère essentiel de la parité dans tous les secteurs en tant que
condition préalable à la paix et à la sécurité. Les femmes restent toutefois largement
sous-représentées dans tous les systèmes de décision ayant trait à la paix et à la
sécurité.
59. Le Comité constate que la nature de plus en plus complexe et changeante des
conflits, les nouvelles menaces pour la sécurité causées par les nouvelles
technologies, y compris les cyberattaques et les systèmes d’armes autonomes létaux
basés sur l’intelligence artificielle, qui peuvent également exacerber les déséquilibres
de pouvoir et les biais existants, l’urgence climatique, les pandémies, l’exploration
croissante de l’espace extra-atmosphérique et divers changements dans le paysage
géopolitique ont créé un besoin urgent d’élargir le programme pour les femmes et la
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