A/RES/63/155 g) En apportant l’appui financier voulu à la mise en œuvre des plans d’action nationaux et autres activités pertinentes visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes ; h) En affectant des ressources adéquates à la promotion de l’autonomisation des femmes et de l’égalité entre les sexes, ainsi qu’à la prévention et la répression de toutes les formes et manifestations de violence envers les femmes ; i) En adoptant toutes les mesures voulues, tout particulièrement dans le domaine de l’éducation, pour modifier les comportements sociaux et culturels des hommes et des femmes et éliminer les préjugés, coutumes et pratiques reposant sur l’idée de la supériorité ou de l’infériorité de l’un des deux sexes par rapport à l’autre ou sur des stéréotypes concernant les rôles respectifs des hommes et des femmes ; j) En donnant aux femmes, en particulier à celles qui vivent dans la pauvreté, les moyens d’être autonomes, notamment par une politique sociale et économique qui leur garantisse le plein accès, sur un pied d’égalité et à tous les niveaux, à une éducation et une formation de qualité et à des services publics et sociaux abordables et suffisants, ainsi que l’égalité d’accès aux ressources financières et la plénitude et l’égalité des droits de propriété, foncière et autre, et en prenant en outre des mesures appropriées pour lutter contre l’augmentation du nombre des femmes sans abri ou mal logées, afin qu’elles soient moins exposées à la violence ; k) En traitant toutes les formes de violence dirigées contre les femmes et les filles comme des infractions pénales punies par la loi, en veillant à ce que les peines soient proportionnelles à la gravité du crime et en inscrivant dans la législation nationale les sanctions voulues pour en punir les auteurs, le cas échéant, et réparer les torts causés aux femmes qui en sont les victimes ; l) En prenant des mesures efficaces pour empêcher que le consentement de la victime ne devienne un obstacle à la traduction en justice des auteurs de violences envers des femmes, tout en veillant à ce que les garanties appropriées soient en place pour protéger la victime ; m) En faisant en sorte que toutes les femmes victimes de violences aient effectivement accès à une assistance judiciaire efficace, afin de pouvoir prendre des décisions éclairées au sujet, entre autres, des procédures judiciaires et des questions relevant du droit de la famille, et en veillant aussi à ce que les victimes disposent d’un recours utile et puissent obtenir une juste réparation du tort qu’elles ont subi, au besoin en adoptant la législation nationale nécessaire ; n) En veillant à ce que tous les fonctionnaires compétents coordonnent bien leurs activités de prévention, d’enquête, de poursuite et de répression concernant toutes les formes de violence contre les femmes et assurent aux victimes protection et appui ; o) En élaborant ou améliorant et en diffusant, à l’intention des fonctionnaires de police, des magistrats, des personnels de santé et des services répressifs et autres représentants des autorités compétentes, des programmes de formation spécialisés, notamment des instruments concrets et des directives portant sur les meilleures pratiques à suivre pour déceler, prévenir et traiter les cas de violence à l’égard des femmes et pour protéger et aider les victimes ; p) En renforçant les infrastructures sanitaires et sociales nationales pour donner plus d’efficacité aux mesures destinées à promouvoir l’accès des femmes aux services de santé publique dans des conditions d’égalité avec les hommes et en 6

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