A/HRC/RES/55/28 remédier à la crise financière et à la situation socioéconomique et humanitaire désastreuse, en particulier dans la bande de Gaza, souligne le rôle de premier plan que joue l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, qui fournit des services essentiels à des millions de Palestiniens dans la région, et demande à tous les États de veiller à ce que l’Office reçoive un financement prévisible, durable et suffisant pour pouvoir s’acquitter de son mandat ; 34. Demande qu’il soit mis fin à toutes les politiques actuelles de harcèlement, de menace, d’intimidation et de représailles, de détention et d’expulsion à l’égard des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes, des professionnels des médias et des acteurs de la société civile qui militent pacifiquement pour les droits du peuple palestinien, y compris en coopérant avec les organes chargés des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies, demande que ces personnes soient protégées, et insiste sur la nécessité d’enquêter sur tous les actes de cette nature et de veiller à ce que les responsables aient à en répondre et à ce que des voies de recours utiles soient ouvertes aux victimes ; 35. Se déclare préoccupé par la diffusion, notamment sur Internet, d’éléments de désinformation et de propagande qui peuvent être conçus et utilisés de façon à induire en erreur, à violer les droits humains, dont le droit à la liberté d’expression, à promouvoir la haine, le racisme, la xénophobie, des stéréotypes négatifs ou la stigmatisation et à inciter à la violence, à la discrimination et à l’hostilité, et souligne que les journalistes contribuent de manière importante à contrer ce phénomène ; 36. Demande à Israël de réhabiliter les organisations humanitaires et autres organisations palestiniennes œuvrant dans le domaine des droits de l’homme qui ont été abusivement qualifiées d’organisations terroristes ou illicites et de ne pas se servir de la législation relative à la lutte contre le terrorisme pour fragiliser la société civile et mettre à mal le précieux travail de celle-ci et son importante contribution aux efforts faits pour assurer le respect du principe de responsabilité ; 37. Affirme que les restrictions injustifiées que des États apportent aux manifestations pacifiques ou imposent aux organisations de la société civile qui œuvrent à la protection des droits de l’homme et au respect du droit international dans le contexte de l’assaut militaire contre Gaza sont contraires aux obligations qui incombent aux États au regard du droit international ; 38. Se déclare profondément préoccupé par la situation des prisonniers et des détenus palestiniens, y compris des mineurs, dans les prisons et les centres de détention israéliens, ainsi que par le recours persistant à l’internement administratif, et demande à Israël d’interdire expressément la torture, y compris la torture psychologique, et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de respecter et d’honorer pleinement les obligations qui lui incombent au regard du droit international à l’égard de tous les prisonniers et détenus palestiniens placés sous sa garde, y compris en leur assurant un accès aux soins médicaux, d’appliquer pleinement l’accord conclu en mai 2012 prévoyant l’ouverture sans délai d’une enquête indépendante sur tous les cas de décès en détention, et de libérer immédiatement tous les prisonniers palestiniens, y compris les parlementaires, détenus en violation du droit international ; 39. Exige qu’Israël mette un terme à sa politique de transfert de prisonniers du Territoire palestinien occupé au territoire israélien et respecte pleinement les obligations qui lui incombent au regard de l’article 76 de la quatrième Convention de Genève ; 40. Réaffirme que les enfants doivent faire l’objet d’un respect particulier et être protégés contre toute forme d’attentat à la pudeur, souligne que toute arrestation, détention ou jugement d’enfants palestiniens par Israël constitue une violation de la Convention relative aux droits de l’enfant, et note que la politique israélienne consistant à engager des poursuites pénales contre des enfants devant des tribunaux militaires est illégale et qu’elle n’offre pas les garanties nécessaires pour que les droits de ces enfants soient respectés et porte atteinte à leur droit à la non-discrimination ; 41. Insiste sur la nécessité de veiller à ce que tous les responsables de violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme répondent de leurs actes, par le jeu de mécanismes nationaux ou internationaux de justice pénale 8 GE.24-06818

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