Développement agricole, sécurité alimentaire et nutrition
A/RES/70/223
agricoles afin de promouvoir la sécurité alimentaire, d’améliorer les résultats en
matière de nutrition et de réduire les inégalités ;
10. Estime qu’il faut accroître la résilience de la production alimentaire et
agricole face aux effets des changements climatiques et préconise de faire des
efforts à tous les niveaux pour appuyer les pratiques agricoles adaptées au climat,
notamment en ce qui concerne l’agroforesterie, l’agriculture de conservation, les
plans de gestion de l’eau, les semences résistantes à la sécheresse et aux
inondations, et la gestion durable du cheptel, et de prendre des mesures pour
renforcer la résilience des groupes et des systèmes alimentaires vulnérables, pouvant
également avoir des répercussions positives plus larges, en soulignant que
l’adaptation aux changements climatiques figure au rang des préoccupations
majeures et des objectifs prioritaires de tous les exploitants agricoles et producteurs
de denrées alimentaires, notamment des petits producteurs et exploitants familiaux ;
11. Prend acte des textes issus de la vingt et unième session de la
Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques, tenue à Paris du 30 novembre au 13 décembre 2015,
notant les effets adverses des changements climatiques sur la sécurité alimenta ire ;
12. Réaffirme qu’il faut promouvoir, améliorer et appuyer l’agriculture
durable - notamment les cultures, l’élevage, la sylviculture, la pêche et
l’aquaculture -, qui améliore la sécurité alimentaire, élimine la faim et est
économiquement viable, tout en conservant la terre, l’eau, les ressources génétiques
végétales et animales, la biodiversité et les écosystèmes, et en renforçant la
résilience aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles, et considère
qu’il faut préserver les processus écologiques naturels sur lesquels reposent les
systèmes de production alimentaire viables et efficaces qui sont les garants de la
sécurité alimentaire ;
13. Salue la Déclaration de Rome sur la nutrition 2 ainsi que le Cadre
d’action 3, qui propose une série de mesures à caractère volontaire et de stratégies
que les gouvernements pourraient utiliser le cas échéant ;
14. Sait que les systèmes alimentaires ont un rôle fondamental à jouer dans
la promotion de régimes alimentaires sains et l’amélioration de la nutrition et se
félicite de la mise en place de politiques nationales visant à éliminer la malnutrition
dans toutes ses formes et à transformer les systèmes alimentaires de manière à ce
que chaque personne ait accès à un régime nutritif, tout en réaffirmant que les
systèmes de santé, d’approvisionnement en eau et d’assainissement doivent être
renforcés simultanément pour qu’il soit mis fin à la malnutrition ;
15. Réaffirme le rôle crucial que jouent la santé des écosystèmes marins, la
viabilité de l’agriculture, des pêches et de l’aquaculture dans la sécurité alimentaire
et l’accès à une nourriture suffisante, saine et nutritive, ainsi que pour les millions
de personnes qui en vivent, en particulier dans les petits États insulaires en
développement ;
16. Constate que les programmes et mesures de protection sociale sont
efficaces pour réduire la pauvreté et la faim ;
17. Préconise des efforts à tous les niveaux et prend note de ceux qui sont
déjà faits pour mettre en place des mesures et programmes de protection sociale,
y compris des filets de sécurité sociale et autres programmes nationaux assurant la
protection des personnes démunies et vulnérables, notamment des programmes
« vivres contre travail » et « travail contre rémunération » et des programmes de
transfert en espèces, de coupons, de repas scolaires et de nutrition maternelle et
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