Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
A/RES/70/182
dans le respect de la législation nationale et du droit international, notamment des
obligations applicables aux droits de l’homme, pour faire en sorte que les trafiquants
de drogues soient traduits en justice et les grandes organisations criminelles
déstabilisées et démantelées, et l’application des résolutions de la Commission des
stupéfiants relatives à cette question, notamment la résolution 58/11 du 17 mars
2015 11 ;
19. Note avec une profonde préoccupation les conséquences néfastes de
l’abus des drogues pour l’individu et la société dans son ensemble et réaffirme que
tous les États Membres s’engagent à s’attaquer à ces problèmes dans le cadre de
stratégies globales, complémentaires et multisectorielles de r éduction de la demande
de drogues, ciblant en particulier les enfants, les jeunes et leur famille ;
20. Note avec la même préoccupation la hausse alarmante de l’incidence du
VIH/sida et d’autres maladies transmises par voie sanguine chez les usagers de
drogues injectables, réaffirme que tous les États Membres s’engagent à œuvrer à la
réalisation de l’objectif consistant à assurer l’accès universel à des programmes
complets de prévention et au traitement, aux soins et aux services de soutien
connexes, dans le strict respect des trois conventions internationales relatives au
contrôle des drogues et conformément à leurs législations, en tenant compte de
toutes ses résolutions pertinentes et, le cas échéant, du guide technique révisé
destiné aux pays pour la définition des objectifs nationaux en matière de VIH/sida
pour l’accès universel à la prévention, au traitement et aux soins à donner aux
usagers de drogues injectables, publié par l’Organisation mondiale de la Santé,
l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et le Programme commun
des Nations Unies sur le VIH/sida, et prie l’Office de s’acquitter de son mandat dans
ce domaine en étroite coopération avec les organismes et programmes compétents
des Nations Unies, tels que l’Organisation mondiale de la Santé, le Programme des
Nations Unies pour le développement et le Programme commun des Nations Unies
sur le VIH/sida ;
21. Exhorte les États Membres à mettre au point, lorsqu’il y a lieu, des
mesures nationales de lutte contre le problème de la cond uite sous l’emprise de
stupéfiants, notamment en échangeant des informations et des pratiques optimales
en la matière, et en sollicitant les milieux juridiques et scientifiques internationaux ;
22. Note avec inquiétude que, dans de nombreux pays du monde, il reste
difficile ou impossible d’obtenir des drogues placées sous contrôle international et
destinées à un usage médical et scientifique, en particulier pour soulager la douleur
ou pour les soins palliatifs, ou d’y avoir accès, et insiste sur le fait qu e les États
Membres, la Commission des stupéfiants et l’Organe international de contrôle des
stupéfiants, en coopération avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le
crime et l’Organisation mondiale de la Santé, selon qu’il convient, doivent remé dier
à cette situation en préconisant des mesures propres à assurer la disponibilité et
l’accessibilité de ces drogues à des fins médicales et scientifiques, conformément
aux législations nationales, tout en en empêchant le détournement, l’usage illicite e t
le trafic, afin de concrétiser les objectifs des trois conventions internationales
relatives au contrôle des drogues et d’autres instruments internationaux pertinents ;
23. Exhorte tous les États Membres à adopter des mesures exhaustives pour
mettre fin à la consommation excessive de médicaments délivrés sur ordonnance,
notamment au moyen de campagnes de sensibilisation auprès du grand public et du
personnel de santé ;
24. Salue l’action qui continue d’être menée pour remédier au problème
mondial de la drogue et les progrès réalisés dans ce sens, note avec une vive
9/17