A/RES/67/146 Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines 18. Engage la communauté internationale à soutenir énergiquement, notamment par une aide financière accrue, l’exécution d’un deuxième volet de l’actuel Programme conjoint du Fonds des Nations Unies pour la population et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance concernant les mutilations et ablations génitales féminines : accélérer le changement, lequel doit prendre fin en décembre 2013, ainsi que les programmes nationaux axés sur l’élimination des mutilations génitales féminines ; 19. Souligne que des progrès ont été réalisés dans la lutte contre les mutilations génitales féminines dans plusieurs pays grâce à une approche coordonnée commune encourageant un changement social positif aux niveaux local, national, régional et international et rappelle l’objectif fixé dans la déclaration interinstitutions15, à savoir l’élimination des mutilations génitales féminines en l’espace d’une génération, certains des principaux résultats étant obtenus d’ici à 2015, dans le prolongement des objectifs du Millénaire pour le développement ; 20. Encourage les hommes et les garçons à prendre des initiatives constructives et à œuvrer en partenariat avec les femmes et les filles pour combattre la violence et les pratiques discriminatoires à leur encontre, en particulier les mutilations génitales, grâce à des réseaux, à des programmes d’émulation, à des campagnes d’information et à des programmes de formation ; 21. Engage les États, le système des Nations Unies, la société civile et tous les acteurs concernés à continuer de célébrer le 6 février la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines et à en saisir l’occasion pour intensifier les campagnes de sensibilisation et prendre des mesures concrètes contre les mutilations génitales féminines ; 22. Prie le Secrétaire général de veiller à ce que tous les organes et organismes compétents des Nations Unies, en particulier le Fonds des Nations Unies pour la population, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes), l’Organisation mondiale de la Santé, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, individuellement et collectivement, tiennent compte dans leurs programmes de pays de la protection et de la promotion des droits des femmes et des filles face aux mutilations génitales féminines, selon qu’il convient et conformément aux priorités nationales, de façon à renforcer leur action à cet égard ; 23. Prie également le Secrétaire général de lui présenter, à sa soixante-neuvième session, un rapport pluridisciplinaire approfondi sur les causes profondes de la pratique des mutilations génitales féminines et les facteurs y contribuant, sa prévalence dans le monde et ses conséquences pour les femmes et les filles, comprenant des éléments établis et des données, une analyse des progrès accomplis et des recommandations concrètes pour l’élimination de cette pratique, fondés sur les informations émanant des États Membres, des acteurs du système des Nations Unies qui s’occupent de cette question et d’autres acteurs concernés. 60e séance plénière 20 décembre 2012 6/6

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