A/RES/65/277
29. Notons que de nombreuses stratégies nationales de prévention du VIH ne sont
pas adéquatement axées sur les populations dont les données épidémiologiques
montrent qu’elles sont à haut risque, en particulier les hommes qui ont des rapports
sexuels avec d’autres hommes, les personnes qui font usage de drogues par voie
intraveineuse et les travailleurs du sexe, et notons néanmoins que chaque pays
devrait identifier précisément les populations principalement concernées par
l’épidémie et l’action menée pour lutter contre celle-ci, en fonction du contexte
épidémiologique et national ;
30. Notons avec vive préoccupation que, malgré la quasi-élimination de la
transmission du VIH de la mère à l’enfant dans les pays à revenu élevé et
l’existence de moyens peu coûteux de prévenir cette transmission, environ 370 000
nouveau-nés auraient été infectés par le VIH en 2009 ;
31. Notons avec préoccupation que les programmes de prévention, de traitement,
de soins et de soutien ne sont pas suffisamment axés sur les handicapés et
accessibles à ceux-ci ;
32. Reconnaissons que, s’agissant d’épidémies comme le VIH, l’accès à des
médicaments et produits sûrs, efficaces, bon marché et de bonne qualité est
fondamental pour que chacun puisse exercer pleinement son droit de jouir du
meilleur état de santé physique et mental possible ;
33. Nous déclarons gravement préoccupés de ce que la majorité des pays à faible
revenu et à revenu intermédiaire ne réalisent pas leurs objectifs d’accès universel au
traitement du VIH, même si plus de 6 millions de personnes vivant avec le VIH dans
ces pays bénéficient maintenant d’un traitement antirétroviral, qu’il y a au moins
10 millions de personnes vivant avec le VIH qui peuvent, du point de vue médical,
prétendre commencer dès à présent un tel traitement, que l’interruption du
traitement menace l’efficacité de celui-ci, et que la possibilité pour les personnes
vivant avec le VIH d’être traitées leur vie durant est menacée par des facteurs tels
que la pauvreté, l’absence d’accès au traitement et l’insuffisance ou l’incertitude du
financement, et par le fait que le nombre des nouveaux cas d’infection au VIH
augmente deux fois plus vite que celui des personnes commençant un traitement ;
34. Reconnaissons le rôle central de la recherche s’agissant de progresser dans la
prévention du VIH, le traitement, les soins et le soutien, et nous félicitons des
progrès extraordinaires de la science en ce qui concerne le VIH, sa prévention et son
traitement, mais notons néanmoins avec préoccupation que la plupart des nouveaux
traitements ne sont ni disponibles ni accessibles dans les pays à faible revenu et à
revenu intermédiaire que, même dans les pays développés, il y a souvent de grands
retards s’agissant de donner accès aux nouveaux traitements aux personnes ne
réagissant pas aux traitements existants, et confirmons l’importance que revêt la
recherche sociale et opérationnelle pour permettre de mieux cerner les facteurs qui
influencent l’épidémie et les mesures pour lutter contre elle ;
35. Reconnaissons qu’il est primordial de disposer de médicaments bon marché,
notamment génériques, pour donner à davantage de personnes vivant avec le VIH
accès à un traitement, et reconnaissons en outre que la protection des droits de
propriété intellectuelle et leur respect devraient être conformes à l’Accord sur les
aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce de
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