A/RES/58/149
4.
Demande aux États et aux autres parties aux conflits armés d’observer
scrupuleusement la lettre et l’esprit du droit international humanitaire, en tenant
compte du fait que les conflits armés sont l’une des principales causes des
déplacements forcés en Afrique ;
5.
Remercie le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés du
dynamisme et de l’autorité dont il a fait preuve depuis qu’il a pris ses fonctions en
janvier 2001, et félicite le Haut Commissariat de l’action qu’il mène, avec l’appui
de la communauté internationale, pour venir en aide aux pays d’asile africains pour
assurer aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés en Afrique l’aide et la protection
dont ils ont besoin ;
6.
Réaffirme que la protection internationale et la recherche de solutions
durables pour les réfugiés et, selon le cas, les autres personnes relevant de la
compétence du Haut Commissariat – questions qui ont été examinées, notamment,
lors des Consultations mondiales sur la protection internationale et sont reprises
dans l’Agenda pour la protection 16 – sont les éléments essentiels du mandat du Haut
Commissariat ;
7.
Félicite le Haut Commissariat des efforts qu’il déploie pour renforcer ses
liens avec les autres organismes des Nations Unies afin d’améliorer la protection des
réfugiés et trouver et appliquer des solutions durables pour les réfugiés et les autres
personnes relevant de sa compétence, et salue les efforts qu’il déploie pour renforcer
sa collaboration avec ses partenaires opérationnels et les organismes d’exécution ;
8.
Prend note de la Réunion ministérielle des États parties à la Convention
de 1951 et/ou à son Protocole de 1967 relatifs au statut des réfugiés, en tant
qu’expression collective de la volonté de ces États d’appliquer intégralement et
rigoureusement la Convention 9 et ce Protocole10 ;
9.
Réaffirme que la Convention de 1951 et le Protocole de 1967 relatifs au
statut des réfugiés, complétés par la Convention de l’Organisation de l’unité
africaine de 1969, demeurent la pierre angulaire du régime international de
protection des réfugiés en Afrique, encourage les États africains qui ne l’ont pas
encore fait à y adhérer, et demande aux États qui y sont parties de réaffirmer leur
attachement aux idéaux qui les inspirent et d’en observer les dispositions ;
10. Note qu’il faut que les États s’attaquent aux causes profondes des
déplacements forcés en Afrique et demande aux États africains, à la communauté
internationale et aux organismes compétents des Nations Unies de prendre des
mesures concrètes pour assurer aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés la
protection et l’aide dont ils ont besoin et de contribuer généreusement aux projets et
programmes nationaux visant à soulager leurs épreuves ;
11. Note également le lien qui existe, notamment, entre les violations des
droits de l’homme, la pauvreté, les catastrophes naturelles et la dégradation de
l’environnement, d’une part, et les déplacements de population, d’autre part, et
invite les États à redoubler d’efforts, en collaboration avec l’Union africaine, pour
promouvoir et protéger les droits de l’homme pour tous et s’attaquer à ces
problèmes ;
12. Encourage le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à
continuer de coopérer avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de
_______________
16
4
Ibid., cinquante-septième session, Supplément no 12A (A/57/12/Add.1), annexe IV.
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