A/RES/60/1
compris par des engagements qui conduiront à un accroissement de l’aide publique
au développement à l’Afrique d’un montant de 25 milliards de dollars par an d’ici à
2010. Nous réaffirmons notre volonté de faire face aux besoins de l’Afrique, seul
continent à ne pas être en voie de réaliser un seul des objectifs de la Déclaration du
Millénaire fixés pour 2015, afin de lui permettre de s’intégrer pleinement à
l’économie mondiale. À cet effet, nous nous engageons à :
a) Renforcer la coopération avec le Nouveau Partenariat pour le
développement de l’Afrique par le biais d’un appui cohérent aux programmes
élaborés par les responsables africains dans ce cadre, notamment en mobilisant des
ressources financières intérieures et extérieures et en facilitant l’approbation desdits
programmes par les institutions financières multilatérales ;
b) Appuyer l’engagement qu’a pris l’Afrique de faire en sorte que d’ici à
2015 tous les enfants aient accès à un enseignement primaire complet, gratuit,
obligatoire et de bonne qualité ainsi qu’aux soins de santé de base ;
c)
Appuyer la création d’un consortium international de mise en place
d’infrastructures – comprenant l’Union africaine, la Banque mondiale et la Banque
africaine de développement, le Nouveau Partenariat pour le développement de
l’Afrique servant de cadre principal – pour faciliter les investissements publics et
privés d’infrastructure en Afrique ;
d) Promouvoir une solution globale et durable au problème de la dette
extérieure des pays africains, notamment l’annulation de la totalité de la dette
multilatérale, conformément à la récente proposition des pays du G-8 concernant
l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés et, au cas par cas, un allégement
substantiel de la dette, y compris l’annulation ou la restructuration de la dette des
pays africains surendettés qui ne bénéficient pas de l’Initiative ;
e)
Prendre des dispositions pour intégrer pleinement les pays africains au
système commercial international, notamment grâce à des programmes ciblés de
renforcement des capacités dans le domaine commercial ;
f)
Appuyer les efforts que déploient les pays africains tributaires de leurs
exportations de produits de base pour restructurer, diversifier et rendre plus
concurrentiels leurs secteurs des produits de base, et mettre au point, avec le secteur
privé, des arrangements reposant sur les lois du marché et destinés à gérer les
risques dus aux fluctuations des cours ;
g) Appuyer l’action que mènent les pays africains, individuellement ou
collectivement, pour accroître durablement la productivité agricole, comme indiqué
dans le Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique du
Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique, dans le cadre de la
« Révolution verte » ;
h) Encourager et appuyer les initiatives que prennent l’Union africaine et
les organisations sous-régionales africaines pour prévenir, soumettre à médiation ou
régler les conflits avec l’assistance de l’Organisation des Nations Unies et, à cet
égard, nous nous félicitons des propositions des pays du G-8 visant le soutien du
maintien de la paix en Afrique ;
i)
Afin de libérer l’Afrique, en l’espace d’une génération, du sida, du
paludisme et de la tuberculose, accorder une assistance pour la prévention et le
traitement du VIH/sida, en se rapprochant le plus possible de l’objectif visant à
assurer l’accès universel aux traitements d’ici à 2010, et encourager les sociétés
pharmaceutiques à fabriquer des médicaments, notamment des antirétroviraux, à des
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