A/RES/60/1
Investissements
25. Nous décidons solennellement d’encourager la multiplication des
investissements directs, notamment les investissements étrangers, dans les pays en
développement et les pays en transition, afin de soutenir les activités de
développement de ces pays et de faire en sorte qu’ils tirent un meilleur profit de ces
investissements. À cet égard :
a) Nous continuons d’appuyer les efforts déployés par les pays en
développement et les pays en transition pour créer un climat national propice aux
investissements, notamment grâce à la mise en place d’un cadre transparent, stable
et prévisible, doté de mécanismes d’exécution des contrats adéquats et de respect
des droits de propriété et de la primauté du droit, ainsi qu’à l’application de
politiques et de cadres réglementaires appropriés qui encouragent la formation
d’entreprises ;
b) Nous mettrons en place des politiques suffisamment incitatives pour
attirer durablement les investissements dans les domaines de la santé, de
l’approvisionnement en eau salubre et de l’assainissement, du logement et de
l’éducation, de la fourniture de services collectifs et de la création de filets de
protection sociale en faveur des membres vulnérables ou défavorisés de la société ;
c)
Nous invitons les gouvernements soucieux de réaliser des projets
d’infrastructure et d’attirer des investissements étrangers directs à mettre au point
des stratégies impliquant les secteurs privé et public, avec, le cas échéant, le
concours de la communauté des donateurs internationaux ;
d) Nous demandons aux institutions financières et bancaires internationales
d’envisager de renforcer la transparence des mécanismes de notation des risques.
Les cotations du risque souverain établies par des organismes privés devraient
reposer, autant que possible, sur des paramètres rigoureux, objectifs et transparents.
La qualité des données et des analyses est un facteur important dans ce contexte ;
e)
Nous soulignons que les courants de capitaux privés à destination des
pays en développement et des pays en transition doivent être maintenus à un niveau
suffisant et stable. À cet égard, il importe de promouvoir, dans les pays d’origine et
de destination, des mesures propres à rendre plus transparents les courants
financiers à destination des pays en développement, en particulier des pays
africains, des pays les moins avancés, des petits États insulaires en développement
et des pays en développement sans littoral, et à améliorer les données connexes. Il
importe en outre d’envisager de prendre des mesures visant à atténuer la fébrilité
des mouvements de capitaux à court terme.
Dette
26. Nous soulignons qu’il importe au plus haut point de trouver rapidement une
solution efficace, globale et durable au problème de la dette des pays en
développement, car les mesures de financement et d’allégement de la dette peuvent
dégager des capitaux considérables pour le développement. Dans cette optique :
a) Nous nous félicitons des propositions récentes des pays du G-8 selon
lesquelles l’intégralité de la dette due au Fonds monétaire international, à
l’Association internationale de développement et au Fonds africain de
développement par des pays pauvres très endettés remplissant les conditions
requises serait annulée et des ressources additionnelles seraient fournies pour
maintenir la capacité de financement des institutions financières internationales ;
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