A/RES/59/171
Réaffirmant que la fourniture de l’aide humanitaire ne doit pas se traduire par
une réduction des ressources disponibles pour la coopération internationale aux fins
du développement,
Prenant acte du rapport du Secrétaire général 2,
1.
Accueille avec satisfaction les efforts que le Secrétaire général continue
de déployer dans le domaine humanitaire et exhorte les gouvernements à l’aider à
promouvoir un nouvel ordre humanitaire international adapté aux nouvelles réalités
et aux nouveaux défis, notamment à élaborer un agenda pour l’action humanitaire,
dans le respect du droit international ;
2.
Réaffirme l’obligation qui incombe à tous les États et à toutes les parties
à des conflits armés de protéger les civils en période de conflit armé conformément
au droit international humanitaire, et invite les États à faire de la protection un mot
d’ordre, compte tenu des besoins particuliers des femmes, des enfants, des
personnes âgées et des handicapés ;
3.
Demande à tous les gouvernements et à toutes les parties, en cas de crise
humanitaire complexe, en particulier de crise simultanée ou consécutive à un conflit
armé, de coopérer étroitement dans les pays où travaille du personnel humanitaire,
avec l’Organisation des Nations Unies et les autres organisations et organismes à
vocation humanitaire, conformément aux règles pertinentes du droit international et
du droit interne, pour assurer la sécurité et la liberté d’accès de ce personnel, afin
qu’il puisse porter efficacement assistance aux civils touchés par la crise,
notamment aux réfugiés et déplacés ;
4.
Demande instamment aux gouvernements, aux organisations
intergouvernementales et non gouvernementales et aux autres entités concernées de
prêter leur concours et leur appui au Secrétaire général dans ses efforts, notamment
par l’intermédiaire des organismes et des mécanismes institutionnels établis par
l’Organisation des Nations Unies, pour répondre aux besoins d’assistance et de
protection des victimes de situations d’urgence complexes et pour assurer la sécurité
des fonctionnaires de l’Organisation des Nations Unies et des autres membres du
personnel humanitaire ;
5.
Invite le Secrétaire général à continuer de promouvoir le strict respect du
droit des réfugiés, du droit international humanitaire, des instruments relatifs aux
droits de l’homme et des normes et principes convenus au niveau international dans
les situations d’urgence humanitaire ;
6.
Apprécie la complémentarité qui existe entre l’aide humanitaire et les
droits de l’homme ;
7.
Encourage la communauté internationale à améliorer sa capacité
d’intervention face aux urgences humanitaires, y compris celles qui se prolongent,
notamment les efforts déployés par les donateurs en matière de politiques et de
pratiques de « bonne donation » ;
8.
Encourage
les
organisations
intergouvernementales
et
non
gouvernementales ainsi que le secteur privé à accompagner et à appuyer les efforts
déployés aux niveaux national et international pour faire face aux crises
humanitaires et atténuer les souffrances humaines ;
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A/59/554.
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