Intensification de l’action menée pour prévenir et éliminer
toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles :
l’environnement numérique
A/RES/79/152
question du handicap à la documentation et aux cours destinés aux professionnels qui
sont confrontés dans leur travail à la violence à l’égard des femmes ;
e)
en mettant sur pied, pour toutes les victimes et toutes les survivantes de
toutes les formes de violence, y compris le harcèlement sexuel en ligne et hors ligne,
des services, des programmes et des dispositifs multisectoriels complets, coordonnés,
interdisciplinaires, accessibles et pérennes dotés de ressources suffisantes, si possible
disponibles dans une langue qu’elles comprennent et dans laquelle elles peuvent
communiquer et prévoyant une action efficace et coordonnée, selon les besoins, des
parties prenantes concernées, dont la police et la justice, ainsi que les services d’aide
juridictionnelle, les services de santé, les hébergements, l’assistance médicale et
psychologique, les services de conseil et la protection, et les plateformes numériques
en ligne, en veillant, lorsque les victimes et les survivantes de violences sont des
filles, à ce que les services, programmes et dispositifs tiennent compte de l’intérêt
supérieur de l’enfant ;
f)
en établissant des protocoles et des procédures relatifs aux interventions
des agents et conseillers de la police, des services de santé et des services sociaux, ou
en renforçant ceux qui existent, afin de faire en sorte que toutes les dispositions
voulues soient coordonnées et prises pour protéger les victimes de violences et
répondre à leurs besoins, de repérer les actes de violence et d’empêcher les récidives
ou de nouveaux actes de violence ainsi que de nouveaux traumatismes physiques et
psychologiques, en veillant à ce que les services fournis répondent aux besoins des
survivantes, notamment en leur donnant accès à du personnel soignant féminin, à des
policières et à des conseillères si elles en font la demande, et en assurant le respect et
la préservation de leur vie privée et de la confidentialité des données qu’elles
communiquent ;
g)
en prenant et en appliquant d’autres mesures pour faire en sorte que tous
les agents de l’État, y compris ceux occupant des postes de direction, chargés
d’appliquer les politiques et les programmes visant à prévenir la violence à l’égard
des femmes et des filles, à protéger et à aider les victimes, ainsi qu’à enquêter sur les
actes de violence et à les sanctionner, reçoivent une formation sur l’égalité des genres
et l’autonomisation des femmes et des filles afin d’être sensibilisés aux besoins
spécifiques des femmes et des filles, ainsi qu’aux causes profondes et aux incidences
à court et à long terme de la violence à l’égard des femmes et des filles, et une
formation à la prise en compte des questions de genre dans le cadre des enquêtes
menées sur les crimes de violence à l’égard des femmes et des filles ;
7.
Encourage les États à s’employer à prévenir et à éliminer toutes les formes
de violence à l’égard des femmes et des filles en partenariat avec le secteur privé et
la société civile, notamment les organisations de femmes, de jeunes femmes et de
jeunes et les associations locales, les organisations défendant les personnes
handicapées et dirigées par des personnes handicapées, les organisations d’inspiration
religieuse, les groupes ruraux, autochtones et féministes, les défenseuses des droits
humains, les femmes journalistes et les professionnelles des médias et les syndicats
et autres organisations professionnelles, ainsi que toutes autres parties prenantes, et à
appuyer les initiatives prises par ces acteurs, notamment en allouant des ressources
financières suffisantes, en vue, d’une part, de promouvoir l’égalité des genres et
l’inclusion et, d’autre part, d’éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles ;
8.
Encourage également les États à recueillir, à analyser et à diffuser
systématiquement des données ventilées par sexe et par âge et selon d’autres critères
pertinents dans leur contexte national, notamment, le cas échéant, les données
administratives fournies par la police, la justice, le secteur de la santé et d’autres
secteurs concernés, à envisager de mettre au point des méthodes pour la collecte de
données sur toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles, y compris
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