Droits de l’enfant
A/RES/73/155
harmonieux exige qu’ils grandissent dans un cadre familial et dans un climat de
bonheur, d’amour et de compréhension,
Prenant note avec satisfaction du travail de promotion et de protection des droits
de l’enfant accompli par tous les organes, entités, organisations et organismes
compétents des Nations Unies, dans le cadre de leurs attributions respectives, par les
experts mandatés au titre de procédures spéciales de l’Organisation des Nations Unies
et par les organisations régionales, selon qu’il convient, et les organisations
intergouvernementales compétentes, et consciente du rôle utile que jouent les
institutions nationales des droits de l’homme et la société civile, notamment les
organisations non gouvernementales,
Prenant note de la tenue de réunions internationales, régionales et nationales
en vue de l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des enfants,
y compris les châtiments violents, et souhaitant que des efforts supplémentaires soient
faits à cet égard,
Mesurant l’importance des initiatives et partenariats multipartites
internationaux, régionaux et bilatéraux au regard de la protection et de la promotion
effective des droits de l’enfant et de l’élimination de la violence contre les enfants,
Notant les efforts faits pour promouvoir et protéger le droit à l’éducation et pour
faciliter la poursuite de l’enseignement en situation de conflit armé,
Constatant avec une profonde inquiétude que, sur fond de mondialisation de
plus en plus marquée, la situation des enfants demeure critique dans bien des régions
du globe en raison de la persistance de la pauvreté, des inégalités sociales, des
mauvaises conditions socioéconomiques, de l’inégalité de genre, des pandémies
– VIH/sida, paludisme, choléra et tuberculose, en particulier –, des troubles causés
par l’alcoolisation fœtale et le syndrome de sevrage néonatal, des maladies non
transmissibles, des difficultés d’accès à l’eau potable, de l’absence de services
d’assainissement, de la dégradation de l’environnement, des changements
climatiques, des catastrophes naturelles, des conflits armés, de l ’occupation
étrangère, des déplacements, de la famine, de la violence, du terrorisme, de la
maltraitance, de toutes les formes d’exploitation qu’ils subissent, notamment
l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, y compris la prostitution d’enfants,
la pédopornographie et les contenus montrant des violences sexuelles sur enfant, le
tourisme pédophile et la traite des enfants, notamment à des fins d’exploitation par le
travail et d’exploitation sexuelle, de prélèvement et de trafic d ’organes, et en raison
de l’abandon moral, de l’analphabétisme, de la faim, de l’intolérance, de la
discrimination, du racisme, de la xénophobie et du manque de protection juridique et
d’accès à la justice, et convaincue qu’une action concrète s’impose d’urgence aux
niveaux national et international,
Constatant avec une profonde inquiétude également que les effets de la pauvreté
et des inégalités continuent de nuire à la situation des enfants dans de nombreuses
régions du monde, réaffirmant que l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes
et dans toutes ses dimensions, y compris la pauvreté extrême, est le défi le plus
important que le monde ait à relever et constitue une condition indispensable du
développement durable, consciente que les retombées de la pauvreté dépa ssent la
sphère socioéconomique et qu’élimination de la pauvreté et promotion du
développement durable sont indissociablement liées, soulignant à cet égard
l’importance de l’application du Programme de développement durable à l’horizon
2030, et reconnaissant aussi qu’il faut s’intéresser tout particulièrement à la pauvreté,
au dénuement et à l’inégalité pour prévenir toutes les formes de violence et en
protéger les enfants et pour promouvoir la résilience de ceux -ci, de leur famille et de
leurs communautés,
4/19
18-22250