A/HRC/RES/58/16
h)
À recueillir des données ventilées concernant les effets des atteintes à
l’environnement, telles que l’appauvrissement de la biodiversité et le déclin des services
écosystémiques, sur les personnes en situation de vulnérabilité ;
i)
À promouvoir et à intensifier une action environnementale fondée sur les droits
de l’homme qui tient compte des questions de genre, qui tend à l’égalité des sexes et à
l’autonomisation des femmes et des filles, et qui prend en considération la vulnérabilité des
écosystèmes et les besoins des personnes et des communautés en situation de vulnérabilité ;
j)
À poursuivre le partage de bonnes pratiques concernant le respect des
obligations relatives aux droits de l’homme qui se rapportent à la jouissance d’un
environnement propre, sain et durable, grâce à la base de données gérée à cette fin par la
Rapporteuse spéciale ;
k)
À faciliter l’échange de connaissances et d’idées entre experts, à créer des
synergies entre la protection des droits de l’homme et la protection de l’environnement, et à
contribuer à la cohérence des différents domaines d’action, en privilégiant une approche
intégrée et multisectorielle et en considérant que la protection de l’environnement doit aller
de pair avec le plein respect des autres obligations relatives aux droits de l’homme, y compris
celles qui concernent l’égalité des sexes ;
l)
À redoubler d’efforts pour protéger la biodiversité, notamment en actualisant
et en mettant en œuvre leurs stratégies et plans d’action nationaux ad hoc, de manière à
contribuer à l’exécution du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, établi au
titre de la Convention sur la diversité biologique ;
m)
À rendre le secteur judiciaire mieux capable de comprendre la relation entre
les droits de l’homme et l’environnement ;
n)
À favoriser l’émergence d’un secteur privé responsable et à inciter les
entreprises à établir des rapports sur la durabilité de leurs activités, dans le respect des
Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des normes
environnementales, conformément aux accords internationaux applicables ;
o)
À ratifier l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit
de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique
marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale ;
7.
Convient que les citoyens et les organisations de la société civile, y compris les
défenseurs des droits de l’homme et les défenseurs des droits de l’homme liés à
l’environnement, jouent un rôle important dans la promotion et la protection des droits de
l’homme qui se rapportent aux moyens de bénéficier d’un environnement propre, sain et
durable, y compris de la biodiversité et des écosystèmes ;
8.
Convient également que les institutions nationales des droits de l’homme
jouent un rôle important dans la facilitation et la promotion de l’exercice du droit humain à
un environnement propre, sain et durable ;
9.
Engage les organismes, fonds et programmes des Nations Unies, les autres
organisations internationales, les organes conventionnels, les universités et les organisations
de la société civile à contribuer à la mise en œuvre du droit à un environnement propre, sain
et durable ;
10.
Insiste sur la nécessité que les États, le Programme des Nations Unies pour
l’environnement, le Programme des Nations Unies pour le développement, l’Organisation
des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Haut-Commissariat, l’Organisation
mondiale de la Santé, l’Organisation internationale pour les migrations, l’Organisation
internationale du Travail et d’autres organisations, organismes, conventions et programmes
internationaux et régionaux, coopèrent davantage dans le cadre de leurs mandats respectifs,
notamment en échangeant régulièrement des connaissances et des idées et en créant des
synergies, afin que le droit à un environnement propre, sain et durable soit respecté, promu
et protégé selon une approche intégrée et multisectorielle ;
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GE.25-05442