Aide aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique
A/RES/69/154
2.
Demande aux États Membres d’Afrique qui n’ont pas encore signé ou
ratifié la Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux
personnes déplacées en Afrique à envisager de le faire dès que possible, afin qu’elle
puisse s’appliquer à plus grande échelle ;
3.
Note que les États Membres d’Afrique doivent s’attaquer résolument aux
causes profondes de toutes les formes de déplacements forcés en Afrique et œuvrer
pour la paix, la stabilité et la prospérité sur tout le continent, afin de prendre les
devants pour éviter les flux de réfugiés ;
4.
Note avec une grande inquiétude que, malgré tout ce qu’ont fait jusqu’à
présent l’Organisation des Nations Unies, l’Union africaine et d’autres, la situation
des réfugiés et des déplacés demeure précaire en Afrique et, sachant que les conflits
armés sont l’une des principales causes des déplacements forcés sur le continent,
demande aux États et autres parties à des conflits armés d’observer scrupuleusement
la lettre et l’esprit du droit international humanitaire ;
5.
Accueille avec satisfaction les décisions EX.CL/Dec.686 (XX) et
EX.CL/Dec.709 (XXI) sur la situation humanitaire en Afrique, que le Conseil
exécutif de l’Union africaine a adoptées à ses vingtième et vingt et unième sessions
ordinaires, tenues à Addis-Abeba, respectivement du 23 au 27 janvier et du 9 au
13 juillet 2012, dans la mesure où elles ont trait aux personnes dont s’occupe le
Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ;
6.
Remercie le Haut-Commissariat d’avoir pris la direction des opérations et
le félicite de l’action qu’il continue de mener, avec l’appui de la communauté
internationale, pour venir en aide aux pays d’asile africains, notamment en
soutenant les communautés d’accueil locales vulnérables, et fournir aux réfugiés,
aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique l’aide et la protection dont ils ont besoin ;
7.
Relève avec satisfaction les initiatives prises par l’Union africaine, le
Sous-Comité chargé de la question des réfugiés, rapatriés et déplacés du Comité des
représentants permanents auprès de l’Union, et la Commission africaine des droits
de l’homme et des peuples, en particulier le rôle que joue son Rapporteur spécial sur
les réfugiés, les demandeurs d’asile, les personnes déplacées et les migrants en
Afrique, pour offrir aide et protection aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés
d’Afrique ;
8.
Reconnaît combien la prise en compte systématique de l’âge, du sexe et
de la diversité est utile pour déterminer, par une démarche participative, les risques
auxquels les diverses catégories de réfugiés sont exposées en matière de protection,
en particulier en ce qui concerne le traitement non discriminatoire et la protection
des femmes, des enfants, des personnes handicapées et des personnes âgées ;
9.
Affirme que, du fait de leur âge, de leur statut social et de leur degré de
développement physique et mental, les enfants sont souvent plus vulnérables que les
adultes en cas de déplacement forcé, constate que ces déplacements, le retour dans
une région sortant d’un conflit, l’intégration dans une nouvelle société ou une
situation prolongée de déplacement ou d’apatridie peuvent augmenter les risques
qu’ils courent, en raison de la vulnérabilité particulière des enfants réfugiés qui sont
exposés malgré eux à des traumatismes physiques et psychologiques, à
l’exploitation et à la mort qu’entraînent les conflits armés, et reconnaît que des
facteurs environnementaux plus généraux et des facteurs de risque individuels
peuvent entraîner des besoins de protection différents, surtout lorsque leurs effets se
conjuguent ;
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