Droits de l’homme et extrême pauvreté A/RES/67/164 Soulignant la nécessité de mieux comprendre et traiter les causes et les conséquences de l’extrême pauvreté, Réaffirmant que, puisque l’extrême pauvreté généralisée fait obstacle à la jouissance effective et sans restrictions des droits de l’homme et risque, dans certaines circonstances, de compromettre le droit à la vie, la communauté internationale doit continuer de s’attacher à titre prioritaire à l’atténuer dans l’immédiat, pour finir par l’éliminer, Soulignant que le respect de tous les droits de l’homme, lesquels sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés, est d’une importance primordiale pour tous les programmes et politiques de lutte contre l’extrême pauvreté, Réaffirmant que la démocratie, le développement et la jouissance effective et sans restrictions des droits de l’homme et des libertés fondamentales sont interdépendants, se renforcent mutuellement et contribuent à l’élimination de l’extrême pauvreté, Réaffirme que l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale portent atteinte à la 1. dignité humaine et que des mesures doivent donc être prises d’urgence, aux niveaux national et international, pour y mettre fin ; 2. Réaffirme également qu’il est indispensable que les États favorisent la participation des plus démunis à la prise des décisions au sein de la société dans laquelle ils vivent, à la promotion des droits de l’homme et à la lutte contre l’extrême pauvreté, comme il est indispensable que les personnes qui vivent dans la pauvreté, sont touchées par la pauvreté, appartiennent à des groupes vulnérables ou marginalisés ou sont dans des situations de vulnérabilité ou de marginalisation se voient donner les moyens de s’organiser et de prendre part à la vie politique, économique, sociale et culturelle sous tous ses aspects, en particulier la planification et la mise en œuvre des politiques qui les concernent, pour pouvoir ainsi devenir de véritables partenaires de développement ; 3. Souligne que l’extrême pauvreté est un problème fondamental auquel doivent s’attaquer les gouvernements, la société civile, les organisations communautaires à vocation sociale et le système des Nations Unies, y compris les institutions financières internationales, et réaffirme à ce propos que la volonté politique est le préalable de l’élimination de la pauvreté ; 4. Réaffirme que l’existence de situations d’extrême pauvreté généralisée fait obstacle à la jouissance effective et sans restrictions des droits de l’homme et fragilise la démocratie et la participation populaire ; 5. Considère qu’il faut promouvoir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales en vue de répondre aux besoins sociaux les plus pressants des personnes qui vivent dans la pauvreté, notamment en concevant et en mettant sur pied des mécanismes propres à renforcer et à consolider les institutions et la gouvernance démocratiques ; 6. Réitère les engagements pris dans la Déclaration du Millénaire 14 , en particulier celui de ne ménager aucun effort pour combattre l’extrême pauvreté, assurer le développement et éliminer la pauvreté, et notamment de réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de la population mondiale dont le revenu est inférieur à un dollar des États-Unis par jour et de celle qui souffre de la faim ; _______________ 14 Résolution 55/2. 3/5

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents