A/RES/74/125
Suite donnée à la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement
16. Encourage les États Membres à envisager, dans le cadre de leur législation
et de leurs politiques nationales, de faire en sorte que les régimes de pension soient
viables et soient étendus, notamment, mais pas uniquement, au moyen de prestations
sociales, de façon à bénéficier à davantage de personnes, et que leurs montants soient
augmentés afin qu’un revenu soit garanti aux personnes âgées ;
17. Encourage également les États Membres à élaborer et mettre en œuvre des
stratégies de prise en charge de longue durée et à étudier les meilleures pratiques en
la matière, en accordant considération et soutien à la prestation rémunérée et non
rémunérée de soins en faveur des personnes âgées, conformément à la stratégie et au
plan d’action mondiaux sur le vieillissement et la santé 2016-2020 15 de l’Organisation
mondiale de la Santé, et à faire en sorte que les soins de longue durée soient perçus
comme un investissement social et économique judicieux et une source de création
d’emplois ;
18. Encourage en outre les États Membres à promouvoir dans le secteur des
soins des conditions de travail respectant les critères de l ’Organisation internationale
du Travail, pour tous les prestataires de soins, notamment, mais pas uniquement les
migrants, et à prendre des mesures pour s’attaquer aux stéréotypes liés au sexe et à
l’âge dans ce domaine ;
19. Encourage les États Membres à redoubler d’efforts pour se donner les
moyens de mettre en œuvre les priorités nationales définies durant l ’examen et
l’évaluation de l’application du Plan d’action de Madrid, en envisageant et en
concevant des stratégies qui tiennent compte de toutes les phases de la vie et
favorisent la solidarité entre les générations, en renforçant leurs mécanismes
institutionnels, en menant des travaux de recherche, en recueillant et en analysant des
données et en formant le personnel nécessaire à la gestion du vieillissement ;
20. Recommande aux États Membres de redoubler d’efforts pour faire
connaître le Plan d’action de Madrid et de déterminer les domaines qui doivent être
privilégiés dans son application, notamment l’autonomisation des personnes âgées et
la promotion de leurs droits, compte tenu de l’importance cruciale que
l’interdépendance, la solidarité et la réciprocité entre les membres de la famille
appartenant à des générations différentes revêtent au regard du développement social,
la sensibilisation à la question du vieillissement et le renforcement des capacités
nationales consacrées à la question, en encourageant et en appuyant les initiatives qui
concourent à donner une image positive des personnes âgées et de leurs multiples
contributions à la vie de la famille, de la communauté et de la société, ainsi qu ’en
œuvrant aux côtés des commissions régionales, selon les besoins, et en s ’assurant le
concours du Département de la communication globale du Secrétariat pour que les
questions liées au vieillissement reçoivent davantage d ’attention ;
21. Encourage les gouvernements qui ne l’ont pas encore fait à désigner des
coordonnateurs chargés de suivre l’application des plans d’action nationaux sur le
vieillissement, et engage les gouvernements à renforcer les réseaux de coordonnateurs
nationaux existants ;
22. Invite les gouvernements à mener leurs politiques relatives au
vieillissement au moyen de consultations ouvertes et participatives avec les parties
intéressées et les partenaires du développement social pour en assurer l ’efficacité et
l’appropriation nationale et pour favoriser le consensus ;
23. Recommande que les gouvernements associent les personnes âgées et les
organisations de personnes âgées à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des
politiques et programmes qui les concernent, notamment au moyen de mécanismes
consultatifs simples mis en place à des fins de travaux de recherche ou de conception
conjoints réalisés avec les personnes âgées ou par celles-ci, et qu’ils tiennent dûment
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